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 It's a joke? [Jang Shin Il]

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MessageSujet: It's a joke? [Jang Shin Il]   Mar 14 Oct - 0:07


It's a joke?Jang Shin Il & Yoon Dong Soo

Mon sommeil est perturbé au début, bien que je ne mette pas longtemps à sombrer dans les bras de Morphée. Dans mes rêves, il apparaît. Toute cette journée se repasse sous mes paupières closes. Depuis son apparition pour me sauver jusqu'à l'instant où nous allions passer à l'acte. Après, plus rien. Mes parents sont arrivés, fin de l'histoire. Finalement, je parviens à trouver un semblant de sommeil. J'emmerge de nombreuses heures plus tard, surtout à cause d'une crampe au bras tant il est tendu en dehors du lit. Mon premier reflex est de poser mes yeux sur le matelas au sol. J'aurai du m'en douter, il est vide et fait, comme si personne n'avais dormir ici la veille. Pourtant, j'étais persuadé que ce n’étais pas un rêve. Mes yeux se posent sur ma main tendu vers la matelas. Non, je suis sur de moi, j'ai senti un contact cette nuit ou ce matin, j'en sais rien. C'est vague parce que je dormais mais..c’était réel. Je me rappelle aussi d'un bruit sourd, peut être quand il s'est enfui ? Si je le revoit, j'aurai deux mots à lui dire...  
***************************************************                                                                                 
Une crise d'adolescence ? Pourtant j'ai déjà 20 ans révolus, je suis loin de cette époque. Mais mes parents ne semblent pas de mon avis. Oui,  j'ai quitté mon agence du jour au lendemain. Mais c’était réfléchis, je ne fait pas ça sur un coup de tête. J'en avais marre de l'ambiance, et surtout du fait que je ne puisse pas progresser. J'ai un rêve, un but dans la vie, et je ferai tout pour le réaliser, quand bien même je doive rompre un contrat pour un autre. Peut être au départ moins intéressant parce que c'est une plus petite agence, mais je m'en moque, tout ce que je veux, c'est de la reconnaissance pour mon travail, et je pense que j'en aurait ici.

Et, oui, je ne dors quasiment plus dans ma chambre, et alors ? Enfin, je n'y dors plus du tout en fait. Ils ne peuvent pas comprendre, et je ne compte de toute façon par leur expliquer. Pour le moment, je me contente du canapé lit du salon, j'y suis beaucoup mieux. Dès que j'entre dans ma chambre, je nous revoit tous les deux et c'est difficilement supportable. Le matelas à même le sol n'a toujours pas bougé. Dans le coin le pièce trône encore le sac de vêtement que je lui avais prêté, je ne les ai pas encore rangé. C'est comme si le temps s’était figé dans cet endroit. Cette nuit, si mes parents n’étaient pas rentrés plus tôt..Je n'arrive pas vraiment à imaginer la suite. Est ce qu'on l'aurait fait, vraiment ? Très certainement. Mais, et après ? Ah, j'ai beau me répéter d'oublier tout ça, je n'y parviens simplement pas. Surtout que depuis tout ce temps, je n'ai pas eu une seule nouvelle de lui. Je me demande ce qu'il peut faire en ce moment. Est-ce qu'il bosse à son agence ?  Est-ce qu'il traîne avec d'autres gars ? A-t-il déjà oublier cette soirée ? Merde, le revoilà qui prend pleinement possession de mes pensées.

Heureusement pour moi, aujourd'hui est un jour spécial et me permet de mettre tout ça entre parenthèse. Deux semaines que j’attends mon transfert officiel. Je suis stressé, j'avais mes habitudes dans mon agence d'avant. Ici, j'ai tout à refaire. Tranquillement, je suis un membre du personnel. Il m'explique le déroulement et le règlement. Un par un, il me présente les différents étages et les salles qui me sont accessibles. Je suis étonné de voir que la StarE détiens un aussi grand édifice. Vu qu'il ne s'agit que d'un bâtiment, j'ai peu de chance de me perdre, ce qui me rassure quelque peu. Enfin, la visite prend fin par le dortoir des trainee. Des que j'ai signé les papiers le jour précédent, j'ai demandé à avoir un logement sur place, au moins un lit en tout cas. Car je viens d'apprendre que je serai en collocation avec un autre. Je suis content. Après tout, je suis fils unique, je n'ai jamais l’occasion de partager ainsi une chambre, j'imagine que ça permet de créer et resserrer des liens non ? En espérant que l'autre soit cool, sinon ça promet une super ambiance...

Le gars est super sympa, il n’hésite pas à me donner plus de détails quand je lui pose une question soit par rapport aux cours où aux entraînements. Je me sens bien ici. La chambre est très accueillante bien qu'un peu petite. Vu que l'autre trainee a déjà choisis le coin de sa chambre, je prend possession de l'autre lit. Soigneusement, je range mes affaires dans l'armoire. Ce soir, j'ai quartier libre mais je pense que je vais rester ici. D’après Mr Lee, mon colocataire ne devrais pas tarder à rentrer, alors je vais l'attendre. J'ai hâte de faire sa connaissance.

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Dernière édition par Yoon Dong Soo le Jeu 16 Oct - 11:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Mer 15 Oct - 20:35


What the hell...
AVEC DONG SOO

Tenue Je n'arrive pas à dormir et ça me fait vraiment chier. Jour après jour, nuit après nuit, je pense à lui. Les images ne veulent pas sortir de ma tête. Un peu rageusement, je me redresse dans mon lit, m'asseyant sur le bord en soupirant. Les coudes sur mes genoux, je suis à bout... C'est là que Dong Soo apparaît dans ma chambre. Trois mètres nous séparent. Alors qu'il se rapproche, mon buste se relève lentement. A chacun de ses pas, en plus d'avoir le cœur qui s'emballe, il cogne plus fort. Enfin, il s'arrête devant moi et mes mains se posent moins d'une seconde après sur ses hanches. La tête relevée, nos regards s'accrochent pour ne plus se lâcher. Ses mains se posent sur mon visage qu'elles caressent, mes paupières se closent pendant le temps que ça dure, se rouvrant ensuite. Nos visages sont proches, nos souffles s'appréhendent, cela ressemble à des retrouvailles, je glisse le bout de certains de mes doigts sous son haut. Il n'y a pas besoin de parler, c'est encore là, tapis dans l'ombre à l'intérieur de mon corps qui est chaud. Je l'embrasse, le goût de ses lèvres n'a pas changé... Dans la foulée, je le fais s'allonger sur mon lit. Cette nuit, il ne s'échappera pas, personne ne viendra nous déranger, nous sommes seuls. C'est tellement bon d'être comme ça... Je ne veux pas que ça s'arrête parce que j'ai tellement attendu ce moment... Nos corps s'unissent, c'est indescriptible et très réaliste pour le coup. C'est bizarre ça d'ailleurs. Et comment c'est possible qu'il soit là, j'aurais juré être dans le dortoir... Mes yeux se rouvrent lentement, je suis bien dans mon lit. Merde, c'était un rêve à la con... Partagé entre la frustration et l'indignation, je réalise qu'il y a quelque chose qui me dérange plus bas. Je soulève ma couverture et découvre que la preuve de mes pensées honteuses a trempé mon short... Han merde !!! Je crains trop sérieux... C'est pas possible d'être aussi con et attaqué du cerveau...

Un peu rageusement, je frotte mon corps sous la douche comme si j'allais exorciser le démon Dong Soo qui en a pris possession. Mon jogging enfilé, je sors courir avec une heure d'avance. C'est inutile que je retourne dormir, je vais encore passer mon temps à ressasser cette fameuse nuit chez ses parents. La musique à fond dans les oreilles, je rallonge le circuit. De retour dans la chambre, je vais laver en cachette le vêtement tâché, je crois que plus jamais je vais porter ce short. Après le petit-déjeuner avalé, je me rends en cours. J'ai une humeur de chien, hostile à toute approche, encore pire qu'au naturel, ceux qui osent croiser mon regard se font tuer sur place, ceux qui me parlent se font envoyer paître, c'est pas le jour à me faire chier. Le premier est rap, ce qui me convient. L'inspiration au niveau des textes est à son maximum, coucher sur le papier tout ce qui me tracasse est un bon exutoire. Il n'y a qu'avec l'autre crétin que ça marche pas. Je suis bien content qu'on ne soit pas dans la même agence, je n'ai plus ses coordonnées depuis longtemps et de toute manière, je n'ai aucune raison de contacter l'enfoiré qui m'a trahi. Il n'est pas non plus question que je recommence à déconner, il est le responsable du bordel monumental dans ma tête, je lui en veux encore plus à mort. Bref, assez parlé de lui.

C'est aujourd'hui que mon roomate doit débarquer me rappelle le plus âgé qui s'occupe du dortoir des trainees. Je sais qu'il va avoir droit à la visite guidée, cela ne m'empêche pas de vaquer à mes occupations, c'est pas comme si le nouveau avait besoin de moi. Après le cours de danse, j'ai prolongé la séance tout seul avant de me décider à retourner au dortoir. Les écouteurs dans les oreilles, je traverse le couloir puis ouvre la porte de la chambre pour recevoir le plus gros choc de toute ma vie.

"Putain, mais qu'est-ce que tu fous ici...???"

Je ne parle plus qu'en Coréen à présent, histoire de vraiment le parler plus couramment. Ma mâchoire est crispée, mes sourcils froncés, la colère est déjà là. Bordel Dong Soo est là, dans MA chambre, il ne manque pas de culot ce connard.. Comment il a réussi à me retrouver d'abord?? Puis ça fait tilt dans mon cerveau, mon visage prend un air horrifié.

"Ne me dis pas que tu es mon nouveau..."

Ma phrase ne va pas plus loin, c'est obligé que ce soit ça. Je claque la porte sans rentrer dans la chambre pour me rendre dans celle du plus âgé qui me demande, en plaisantant, si je compte tuer quelqu'un avec mon regard. C'est un peu ce qu'il risque d'arriver si je n'arrive pas à obtenir gain de cause. Un bon quart d'heure j'essaie de le convaincre, rien n'y fait. Je n'en reviens pas qu'il soit là l'autre... C'est dans une humeur massacrante que je retourne à nouveau dans ma chambre, puisque je ne peux pas changer de roomate, il ne me reste plus qu'à m'en débarrasser ni vu ni connu. Je ne pose pas les yeux sur l'autre, mon sac atterrit sur mon lit dans un geste d'agacement certain. Putain, je n'en reviens toujours pas. Si c'est une blague, elle est à chier. Qu'est-ce qu'il fout ici d'abord? Je passe nerveusement les doigts dans mes cheveux noirs et courts, avant de me mettre dans un coin de mon lit avec mon -ipod dans les mains, je n'arrive pas à me calmer. Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne m'adresse pas la parole, sinon il est mort. Je suis maudit, c'est une certitude...

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Jeu 16 Oct - 15:46


It's a joke?Jang Shin Il & Yoon Dong Soo

Je suis content de finalement faire parti de la Star Entertainement. A vrai dire, je n'aurai jamais cru cela possible...Mais j'ai essayé, et ça a payé ! Après avoir rompu mon contrat avec l'ancienne agence, je ne savais plus trop vers laquelle me tourner. StarE est l'agence dans laquelle évolue mon idole préféré, un danseur exceptionnel que je respecte et dont je suis fan depuis un bout de temps maintenant. Avec peu d'espoir j'ai passé une audition ici, et me voilà après deux semaines en train de voyager dans les couloirs pour découvrir mon nouveau lieu de vie. Je n'ai pas encore croisé Kwang Sang Min, et j'en suis plutôt satisfait, parce que j'aurai trop peur de paraître idiot devant lui tant je serai impressionné et incapable de parler.

Avec mon aîné, la visite des lieux se passe dans une excellent ambiance. Il me donne toutes sortes de conseils, il me rassure quant à la vie ici. La valise à la main, je ne fais que peu de commentaires, et surtout j'évite de comparé à avant. Je suis passé à autre chose, comme un nouveau départ. Je vais me refaire ici même un nom et une renommée pour atteindre mon objectif. Notre promesse me reviens en mémoire à ce moment. Je voulais avant tout monter un groupe avec mon meilleur ami à l'époque où nous n'étions que des adolescents. J'ai l'impression que cette époque est très loin derrière nous. Après avoir rompu contact, il a débarqué devant moi au moment où je m'y attendais le moins. Nos retrouvailles ont étaient plus qu'houleuses. Mais le pire reste le jour où on s'est revu pour la seconde fois. J'essaie de ne pas y penser, de me marteler d'oublier tout ça, que ce n’était qu'une erreur et que de toute façon, il ne s'est rien passé. Enfin presque. On s'est juste dévorés des yeux. Embrassés. Caressés. Et.. Je sursaute lorsque que je sens la main du plus âgé sur mon épaule. Il me regarde soucieux. Il a du voir que j'étais parti dans mes pensées et que je ne faisait plus attention à ce qu'il me disais. Avec un sourire un peu gêné, je m'incline et l'invite à poursuivre la visite. Bordel, Shin ne peux vraiment pas quitter un instant mes pensées, il reviens toujours dès lors que mon esprit s’égare. Je devrai sérieusement songé à faire plus attention. Il ne me montre pas la salle de danse, selon lui quelqu'un est en train de s’entraîner et ce dernier ne supporte pas qu'on le dérange. Dommage, j'aurai aimé voir cet endroit mais je n'ai pas non plus envie de m'attirer les foudres de quelqu'un alors que je viens à peine d'arriver. Passer ce détail, nous revenons dans le couloirs des dortoirs pour les trainee. Il m’abandonne ici dans un dernier conseil.

Me voila livré à moi même maintenant. Comme il y a déjà un locataire dans cette chambre, je m’approprie l'autre partie de la pièce. Je vide ma valise en mettant mes affaires dans l'armoire. Je place ensuite tout mon nécessaire de soin dans la salle de bain partagée. Je suis satisfait de voir que l'autre est soigneux avec ses affaires,c'est déjà un bon point. Une fois ma tache terminée, je file me réinstaller sur mon lit, vu que je n'ai que ça à faire de toute façon. Je joue quelque seconde avec mon portable alors qu'enfin, j’entends des pas venir, il me semble dans ma direction. J’espère que c'est le colocataire que j'ai tant envie de rencontrer. Même si je sais que nous serons en concurrence, je ne suis pas dans cette optique de toujours vouloir écraser l'autre. J'aimerai mieux que nos années de formations se passent bien et dans la bonne entente. Enfin, je pense avoir trop vite parlé. Debout devant mon lit, face à la porte, mes yeux et ma bouche s'ouvrent en grand.

"Putain, mais qu'est-ce que tu fous ici...???" Qu'est ce que JE fous ici ? Et lui alors ?! Je rêve, c'est lui qui apparaît comme ça devant moi, et c'est moi qui me fait engueuler ? Et qu'est ce qu'il fiche dans mon agence de toute façon ? Après qu'il soit parti aussi vite, et sans plus un mot, je pensais qu'il avait finis par réellement m'oublier, et le voilà ici, juste devant moi, à quelques pas seulement. Pourquoi il a chercher à me retrouver ? Il sais où j’habite, si il avais quelque chose à me dire, il n'avais qu'a passer chez moi. Je suis tellement choqué que je n'arrive même pas à décrocher un mot. "Ne me dis pas que tu es mon nouveau..."  Non, ce n'est pas ça. Ce n'est pas ce que je pense,  n'est ce pas ? C'est lui l'autre trainee, celui avec qui je vais devoir partagé ma chambre ? Il semblerai bien vu comment Shin vient de détaller en claquant la porte.

Sous le choc, je tombe sur le cul, et ce n'est pas une image, sur mon lit. Les minutes s'écoulent sans qu'il n’apparaisse. Qu'est ce qu'il fait ? Et qu'est ce qu'on va faire ? On ne peux être dans cette situation. On ne peux pas être dans la même agence, et encore moins dans la  même chambre. Pas après tout ça. Je sursaute pour la seconde fois de la journée lorsqu’à nouveau, il refait son apparition. Je me garde de faire tout commentaires, je me contente seulement de l'observer. Dire qu'il semble agacé est un euphémisme, il est plutôt en colère. Comme si c’était de ma faute ! Tiens, il s'est coupé les cheveux et les a teint en noir. Ça change, et c'est plutôt pas mal. Non, je secoue la tête de gauche à droite. Il faut que j’arrête bordel, et que je me trouve une occupation. Mais..c'est impossible de faire comme si il n’étais pas là. Seulement voilà, il ne semble pas prêt à discuter vu son comportement. Et de toute façon, qu'est ce qu'on pourrai bien se dire ? Bon, c'est à moi de prendre les devants il semblerai. Assis face à lui, je n’espère pas que Shin-Il se donne la peine de me porter la moindre attention, mais tant pis.

« Bon écoutes... » Merde, c'est bien plus facile à dire qu'a faire, surtout que je n'arrive pas à calmer mon cœur qui s'emballe de plus en plus. « Je ne sais pas comment ça ce fait qu'on se retrouve ici tous les deux mais..puisqu'on est en là, autant..autant.. » Autant quoi ? Impossible de terminer ma phrase alors que ses yeux sombres sont posés sur moi. Je met fin à mon pitoyable bégaiement en refermant la bouche et en détournant mes yeux. Dans ma tête, une flopée d'images qui ne sont pas la bienvenues en cet instant apparaissent sournoisement. L'ambiance est vraiment trop bizarre et gênante. Seulement, je n'ai nul part où me réfugier. Plutôt que de m’enfoncer, je m'empare de mon ordinateur portable et je m'installe à plat ventre sur le lit, les yeux rivés sur l'écran, faisant mine de m'occuper. Après tout, ce n'est pas à moi de faire le premier pas encore une fois.  

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Jeu 16 Oct - 19:03


What the hell...
AVEC DONG SOO

Je viens de me prendre une putain de douche froide... Le trainee qui doit partager ma chambre n'est autre que ce sale traître de Dong Soo !!! L'horreur... C'est une sale blague pourrie et si je choppe le con qui s'amuse à nous faire nous croiser dans des situations improbables, il est mort. Je ne peux pas faire d'esclandre dans ma nouvelle agence, alors je n'étripe pas l'aîné qui s'occupe de nous jusqu'à ce qu'il change d'avis, je ne fais que prendre sur moi quand il me donne une réponse négative. En même temps, je n'avais que peu d'espoir d'avoir gain de cause, il n'était pas question de rentrer dans les détails. Comment j'aurais pu lui dire que l'autre m'avait fait une promesse et que du jour au lendemain il a disparu dans la nature ? Il m'aurait dit que ce sont des gamineries alors que j'estime que c'est impardonnable. Comment j'aurais pu lui raconter que quand on est dans la même pièce ça devient bizarre au point qu'on a failli coucher ensemble ? Ses parents nous ont interrompu, je ne sais toujours pas si c'est un mal ou un bien. Comment j'aurais pu avouer que pas un seul jour je n'ai réussi à ne pas penser à lui ? Impossible. Je partais donc avec une très faible argumentation, d'où mon échec cuisant et ma mauvaise humeur transcendée lorsque je reviens dans la chambre.

Il ne m'a bien entendu rien répondu quand je l'ai interrogé avant de tenter d'aller changer ça, il s'est contenté de me regarder la bouche et les yeux grands ouverts. Quelle tête d'abruti sérieux, heureusement que je ne suis pas resté plus longtemps. Enfin là je n'ai donc pas le choix, j'évite scrupuleusement de le regarder, choisissant le coin de mon lit le plus éloigné possible de son côté de la chambre. C'est un peu rageusement que j'essaie de mettre de l'ordre dans les fils des écouteurs de mon i-pod qui s'emmêlent plus que le contraire. C'est définitivement une journée de merde... Dès que j'utilise le mot journée, mon cerveau me renvoie le souvenir honteux du matin. Ça craint trop... Je ne veux pas qu'il me parle, qu'il me regarde, qu'il respire ou même qu'il bouge, j'ai peur que le moindre de ses gestes me fassent à nouveau sombrer. Puis comment je pourrais bien lui faire face alors que j'ai eu ce rêve...? Seulement ça reste l'autre, il ne peut pas s'empêcher d'ouvrir la bouche. Bien entendu que je n'accorde aucune attention à ce début de bredouillage. Autant?? Il est sérieux là? Mes yeux noirs en colère se braquent aussi sec sur lui. Au moins un effet positif, il s'arrête de causer pour fuir dans une apparente occupation qui ne me trompe pas.

"Autant quoi? Jouer à ceux qui s'entendent parce qu'on partage la même chambre ? Tu crois vraiment que tu vas t'en tirer aussi facilement après ce que tu as fait ? Tu rêves ! Il n'est pas question que je fasse le moindre effort pour le sale traître que tu es." Un peu sec. "Qu'est-ce que tu fous ici d'abord??"

Tout ça c'est de sa faute !!! J'en reviens pas qu'il espère que je vais faire comme si de rien n'était juste parce que je vais devoir supporter sa présence. Je ne suis pas hypocrite à ce point. Puis s'il n'avait pas enlevé cette saleté de t-shirt cette nuit-là, je n'aurais pas dérapé. Pourquoi il a fallu qu'il soit devenu aussi canon ?? Je m'en serai bien passé. La vie est une grosse ironie que j'ai envie de cogner fort. Il n'a aucune idée d'à quel point j'ai tenté de le sortir de ma tête, que la lutte s'est portée sur chaque seconde où j'étais éveillé alors qu'il prenait sa revanche toutes les nuits. Le voir aussi serein me gonfle au plus haut point, à croire que j'ai été le seul à en chier durant plus de deux semaines. Mon poing se serre sur ma cuisse, il me faut de la fraîcheur. C'est la raison qui me pousse à aller dans la salle de bain m'asperger la figure d'eau la plus froide possible. Merde, j'en ai marre à la fin... Qu'est-ce qui tourne pas rond chez moi... Je ne sais plus où j'en suis, rien que de savoir qu'il est juste à côté, je commence à avoir chaud. La tentation est une chose affreuse. Mais il faut que j'arrête de déconner là, je me frotte le visage un peu fort avec ma serviette en soupirant longuement. Ensuite je vais ouvrir la fenêtre, m'asseoir sur le rebord. La vue m'occupe quelques secondes.

"C'est ta dernière occasion de dire un truc intelligent. Après, je ne veux ni que tu me parles, ni que tu me touches, ni que tu sois trop proche, ni que tu te ballades sans t-shirt quand je suis là."

Ce n'est pas à prendre ou à laisser, je compte l'imposer, surtout qu'il n'aura aucun argument digne de ce nom le connaissant. Il est dangereux ce type, l'ambiance de la pièce est déjà en train de changer. Le ton de ma voix n'était pas énervé cette fois-ci, juste très calme et rationnel. Je n'ai pas envie de lui fournir des explications, de lui donner du crédit ou bien une raison de se moquer de ce qui m'arrive et que je ne comprends pas moi-même. Alors que je me martèle tout ça, je sens déjà mon corps me trahir, je finis par le regarder à la dérobée. Les souvenirs me remontent aussi tôt... Trop de fois déjà dans ma tête, j'ai atteint l'autre côté pour le toucher. Je suis vraiment dans la merde... Mon attention essaie de se reporter sur les gens qui marchent dehors. Je me demande ce que j'ai bien pu faire pour mériter ça.  

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Jeu 16 Oct - 21:38


It's a joke?Jang Shin Il & Yoon Dong Soo

Encore une fois, Shin a le don pour partir plus vite que son ombre. Il ne m'a même pas laissé le temps de passer outre ma surprise et de répondre à sa question qu'il est parti je ne sais où, sans omettre de bien claqué la porte. Dans ma tête, je m'invente toute sorte de scenario quant à son apparition, mais je me rend bien vite compte qu'il s'agit bel et bien de cet autre trainee dont je vais devoir partager le quotidien. C'est bizarre, mais je ne sais pas vraiment comment je me sens à cette nouvelle. Est ce que je devrai me réjouir? Ça a toujours étais notre rêve, celui de réussir ensemble à fonder notre groupe. Mais maintenant que nous sommes si proches du but, j'ai comme l'impression que rien n'ira comme on l'avais rêver. Mais malgré tout, je ressent tout de même une pointe d’appréhension. Je sais que le japonais a un très fort caractère et qu'il ne vaut mieux pas se trouver du coté de ses ennemis. Mais je n'en suis pas un, quoiqu'il dise. Pour ce soir, je vais plutôt jouer la carte de la tranquillité et du calme. Du coup, je ne le poursuit pas dans l'agence, je préfère attendre dans notre chambre son retour.

Mon regard se porte sur son lit. Dans mon esprit, je l'imagine dormir là, à seulement quelques pas de moi. Avec ce qu'il s'est passé la dernière fois, est ce que c'est réellement une bonne idée de nous mettre dans la même chambre ? J'ai peur qu'à nouveau, on débloque tous les deux. Il a fallut peu de chose la dernière fois, alors si maintenant, on est obligé de se voir H24, ça va être difficile de se contenir. Heureusement pour moi, il n'a pas l'air de voir mes joues rosies vu qu'il ne m'adresse ni un regard ni un mot. Très bien, au moins le message est clair, monsieur veut faire comme si je n'existait pas, il préfère plutôt mettre tout son attention sur ses écouteurs emmêlés. Comme je n'ai pas vraiment envie de revoir le Shin qui fracasse tout, je tait encore une fois tout commentaires qu'il pourrai mal prendre. Je tente plutôt de commencer un semblant de conversation pour bien mettre les choses aux claires. Évidemment, le Dong Soo pas à l'aise avec les mots reprend le dessus, surtout lorsque les yeux de mon interlocuteur se braquent sur moi. J'accroche un quart de seconde son regard...Il a les même prunelles que la dernière fois, celles qu'il a posé sur moi avant qu'il ne m'embrasse. Du coup, je ne peux plus sortir un seul mot, je suis complètement bloqué. Par une force de volonté que je ne me connaissait pas, je parviens finalement à centré mon attention ailleurs, du moins en apparence. En moi, je me sens de nouveau électrisé.

Je ne le regarde pas. Pire, lui répond d'une voix calme, comme presque amicale, ce qui est loin de correspondre à mes mots.  « Ça ne te regardes pas ce que je fou ici, et j'en ai rien à foutre de savoir pourquoi tu es la toi aussi. Les choses sont pourtant claires il me semble. Et ne fais pas semblant de t'en occuper, je sais très bien à quoi tu penses. » Pas non plus la peine de faire un dessin, on a très bien compris tous les deux. Je suis le petit nouveau de l'agence qui vient de débarquer et je ne lui donnerai aucune explication quand à mon arrivée ici. Je m'en fiche qu'il soit ici depuis une semaine ou 6 mois, je ne suis pas venus à la StarE pour lui de toute façon. Plus maintenant en tout cas. Et moi qui espérais repartir sur des bonnes bases dans cette agence...Ça me gonfle déjà. Mais qu'elle idée j'ai eu en quittant ma maison ? Si j'avais su, je serai rester là bas, certainement. Je reste tendu et attentif au moindre signe de sa part. Allongé sur le lit, l'ordinateur devant les yeux, je pianote sur l'écran pour un message qui ne partira jamais. C'est surtout pour trouver une occupation.

Ma cage thoracique se remet soudainement à bouger. Tout ce temps j'avais retenu mon souffle, mais à présent qu'il est sorti de la pièce, je peux à nouveau respirer. Mes mains se placent toutes les deux sur mon visage, j'expire plusieurs secondes. C'est trop dur. Je suis complètement déchiré. Je suis blessé de l » voir agir ainsi contre moi, surtout que ça m’oblige à être moi aussi désagréable avec lui. Je ne peux pas remonter le temps et changer le passé. Mais, il ne me laisse pas même une chance de me rattraper. Non, il n'aura ni excuse ni explication, mais il ne peux pas passer au dessus de tout ça ?  Et puis pourquoi remettre une nouvelle fois ce sujet en avant ? Je croyais qu'on était passé à autre chose... Entre mes doigts, je regarde la porte qui nous sépare. Qu'est ce qu'il fait cacher la bas ? A quoi il pense après m'avoir de nouveau sortie une flopée d'insanités ? Est ce qu'il me déteste vraiment à se point ? Non, je n'y crois pas. Je ne veux pas y croire en tout cas. Pendant cette nuit là, on était si proches, presque fusionnels. Pas besoin de se parler, on se comprenait à chacun de nos regards, de nos gestes. Cette alchimie entre nous, rare sont les gens qui en détienne une aussi forte que celle qu'on s'est découverte. C'en était presque effrayant. Et je sais qu'au fond, elle est toujours là..

Sans bouger de ma place , je le regarde s'installer à la fenêtre. Pas bête comme idée, ça a au moins le mérite de faire baisser la température de la pièce. Je me mord la lèvre. Il est sérieux là ? C'est quoi ces interdictions toutes pourries ? Et puis, il croit sincèrement que je vais faire comme il veut lui ? Aurait-il oublier que je suis de deux ans plus âgé que lui ? Et qu'est ce que je suis censé dire moi maintenant ? « Est ce que tu regrettes ? » Merde, est ce qu'il a entendu ?! Tu parles d'un truc intelligent.. Je ferme une secondes les yeux avant de me rasseoir sur le bord du lit. Même si il ne me regarde pas ou à peine, j'ai plus de mal que lui à regarder ailleurs que sa silhouette. J'ai du mal à le comprendre, à le cerner. Mais je ne suis pas d'humeur à me battre verbalement avec lui. Pas ce soir. « Je ne t'ai jamais oublié Shin, ni notre promesse. Je n'ai pas pu danser pendant une longue période suite à une blessure. J'ai du mettre mon rêve entre parenthèse pour une durée indéterminée. Je n’étais même pas sur à l'époque de pouvoir un jour redanser. Ça c'est passé le jour où je devais t'appeler et que je ne l'ai pas fait. J'ai mis un long moment pour guérir, et pas que physiquement. » Il ne m'a rien demandé, mais j'ai finalement craqué. Je me révèle pour me tenir à quelques pas de lui tout en restant à une distance respectable. « A présent que tout est clair, est-ce que tu es prêt à aller de l'avant ? » Ce n'est pas seulement pour moi, mais surtout pour lui. Ça me rend malade de le voir ressasser cet épisode à chaque fois, pour son propre bien, j'aimerai qu'il passe au dessus de ça. J'aimerai qu'il pense à l'avenir et non au passé. A pas de loup, je me met de l'autre coté de la fenêtre , de sorte qu'il puisse me regarder même assis sur le rebord. Je tente de faire taire mon cœur tandis que je l'observe à la dérobée. « Et je ferai ce que tu viens de me demander. » Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai. Je crois déjà avoir oublier quelques unes de ces interdictions, surtout celle concernant la proximité. Je ne peux pas non plus me rappeler de tout, surtout des choses que je préfère ne pas avoir entendu.   

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Jeu 16 Oct - 22:49


What the hell...
AVEC DONG SOO

Je ne vois pas pourquoi je devrais faire attention à une personne qui a osé m’éjecter de sa vie sans me demander mon avis, que j'ai retrouvé quelques années plus tard en train de réaliser une partie de NOTRE rêve, SEUL, et qui n'a même pas été fichu de me sortir un argument valable. Je ne regrette pas de lui en avoir collé une cette fois-là, il a eu ce qu'il méritait. Il n'est pas question que je lui facilite la tâche. De toute manière, mes journées sont toutes pareilles, levé tôt et couché tard, presque pas de repos, sauf pour manger. Dans l'absolu, je ne le verrai presque pas, en espérant qu'on aura pas les mêmes cours vu qu'il est plus vieux. Le seul problème majeur est ce truc étrange qui se produit et qui me fait faire n'importe quoi. C'est abusé d'avoir le responsable de cet éveil dans la même chambre. Je ne suis pas certain que je pourrai résister, à mon grand désespoir... Ce qui me saoule le plus est que j'ignore toujours si c'est une bonne ou mauvaise chose.

Il me répond assez calmement pendant que je me dirige vers la salle de bain. Aucun mot n'est sorti de ma bouche, il n'y a rien à répondre. Au moins on est d'accord, tant qu'il me fait pas suer, je l'ignorerai. S'il savait réellement à quoi je pense, il serait plus écœuré et choqué qu'autre chose. Par contre, il n'est toujours pas question qu'il sache quoi que ce soit, je ne veux pas passer pour un faible, surtout pas devant l'autre. Il ne m'est pas possible de passer au dessus de ce qui s'est passé car il était le seul ami que j'avais, il l'ignorait sûrement puisqu'on ne vivait pas dans le même pays, et d'un seul coup, je n'ai plus eu cet ami qui comptait tant pour moi. Je lui en ai voulu, ça n'a fait que me conforter dans l'idée que je ne suis pas fait pour l'amitié. C'est bien parce qu'il avait ce statut que son geste m'a fait aussi mal et je veux qu'il ressente autant de peine que j'en ai eu, je veux qu'il souffre pour ce qu'il m'a fait.

Dés que je sors de la salle de bain, je vais me poser sur le rebord de fenêtre en évitant autant que possible de poser les yeux sur lui. Une dernière fois, je lui donne une chance de dire un truc intelligent et qui, je l'espère, ne va pas encore me gonfler. Ouai, je sais bien que c'est très contradictoire, il y a en moi ce minuscule espoir qu'il avait vraiment une bonne raison. J'indique aussi mes exigences, elles ne me semblent pas bien compliquées. S'il s'y tient, de mon côté, je ferai pareil et il faut absolument que ce soit suffisant, bien que je me sente déjà partir. Il bouge sur son lit. Mes yeux s'écarquillent à sa question, mon visage vers l'extérieur. C'est ça une question intelligente chez lui ? Si je tenais la réponse, je serais capable de prendre un avis tranché sur la situation. Néanmoins, c'est loin d'être le cas. Est-ce que je dois vraiment répondre ? J'ai peur de trop me dévoiler. Heureusement, il enchaîne, mon oreille est très attentive à ses propos. Une blessure hein ? Ça explique pas mal de choses. Il profite que je sois perdu dans mes pensées pour se rapprocher, je le réalise quand j'entends à nouveau sa voix plus près, ce qui me fait un peu sursauter, me mettre sur la défensive. Sans réfléchir, mes yeux se rivent aux siens.

"Rien n'est clair, c'est même tout le contraire. Pourquoi tu me l'as pas dit quand ça t'est arrivé ? Tu pensais que je comprendrais pas c'est ça ? Franchement, mais quelle image tu pouvais bien avoir de moi ?? C'était ça pour toi notre amitié ? Me cacher un truc pareil... T'as voulu traverser ton épreuve tout seul alors je ne joue pas les victimes à présent !! Comment t'as pu me sortir de ta vie à un moment aussi difficile ? Qu'est-ce que j'étais pou toi putain ? Ton chien ? Quoique, à mon avis, si tu en avais eu un tu l'aurais mieux traité !"

Bien entendu, ma voix s'est faite emportée. Il se fout de moi sérieux... Je ne trouve pas que ce soit une excuse valable, certes, ça explique beaucoup de choses. Sauf que je ne lui pardonne pas pour autant, il ne fait que s'enfoncer à me parler d'un truc pareil. Ma langue claque contre mon palais en signe de mécontentement, je le fais tout le temps quand quelque chose ne me plaît pas. Aller de l'avant ? La blague. Il a intérêt à se montrer doué de la parole, parce que là, on touche définitivement le fond. J'étais encore en train de regarder dehors, je préfère éviter les expositions prolongées à sa vue.

"T'as pas le choix de faire ce que je t'ai demandé, c'est le minimum si tu ne veux pas qu'il y ait un mort dans cette chambre." Plus calmement cette fois.

Quoi ? Je suis simplement réaliste. Il n'a pas l'air de se sentir mal, lui, d'être proche de moi, je ne veux pas encore me laisser aller. Ça n'a rien à voir avec le fait que je n'ai pas aimé, c'est même tout le contraire et c'est bien pour ça que c'est si compliqué voire impossible de passer à autre chose. Je me suis parfois demandé si mon état serait le même si nous étions allés jusqu'au bout. A mon grand malheur, je ne connais tellement rien dans ce domaine que j'ignore si c'est normal ce qui m'arrive. Me voilà à repenser à sa première question, est-ce que je regrette ? Une grosse partie de moi, non, ma raison et ma morale, je pense, mais je n'arrive pas à savoir précisément si c'est assez pour répondre oui ou non, ce n'est pas si simple dans mon esprit.

"Si seulement je le savais..." Dis-je très bas, plus pour moi-même, dans un soupire de lassitude.

Je crois que mon cerveau va finir par court-circuiter. Ça n'avait pas suffit qu'il soit bien trop rempli de l'autre à mon goût, il risque d'en faire une overdose là... J'en ai marre que ce soit si compliqué, comment je suis sensé me comporter avec lui dans tout ça ? Il ne m'est pas possible d'oublier ce qu'il m'a fait par le passé, tout comme ce que nous avons fait depuis que je l'ai revu. Ce n'est que là que je percute qu'il s'est carrément trop rapproché, en tournant la tête, je le vois à un mètre maximum de moi. Merde... Ça recommence... Mon cœur s'emballe, j'ai chaud et je ne peux plus regarder nulle part ailleurs. Je voudrais pouvoir bouger, mais on dirait que j'ai fusionné avec le rebord de la fenêtre. Aussitôt, je retiens mon souffle. C'est comme si ma colère à son sujet était aspirée très loin et qu'à nouveau, il n'y avait plus que nous deux. Ma main se resserre instinctivement sur le bord, je prie pour qu'il ait un éclair de génie et qu'il parvienne à s'éloigner. 

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Dim 26 Oct - 13:48


It's a joke?Jang Shin Il & Yoon Dong Soo

J'ai été plus sec dans mes mots que ce que je n'aurai souhaité. A l'envoyer paître comme ça, j'ai peu de chance de réussir à discuter avec lui, surtout connaissant sa réaction et ses manies qu'il a de se braquer. Mais qu'est ce que j'aurai pu faire d'autre ? Avec ses yeux noirs et ce qu'il vient de me balancer, alors que pour une fois, j’essaye de commencer un dialogue, pas la peine qu'il s'étonne. J'ai beau être quelqu'un de calme, je n'accepte pas non plus qu'il me manque ainsi de respect. D'ailleurs, il semble avoir compris vu que je le n’entend pas répondre. Shin préfère aller se réfugier dans la salle d'eau, me laissant seul dans la chambre.

Ça me permet de reprendre un peu contenance. Dans le silence de la pièce, je me permet de souffler longuement pour évacuer la tension et tenter de remettre de l’ordre dans me pensées. Plusieurs longues minutes passent pendant lesquelles l'autre ne refait pas surface. C'était tellement plus simple avant. Quand nous n'étions que deux adolescents avec des rêves plein la tête. Maintenant, c'est facilité que nous avions de pouvoir se comprendre l'un l'autre semble avoir totalement disparue, j'ai beau l'avoir compris, ça reste tout de même difficile à vraiment accepter. Évidemment, parce que je suis l'auteur de cette histoire, je ne peux pas vraiment comprendre à son niveau la rancœur qu'il peut avoir envers moi. Si on échangeait de place, je ne sais pas vraiment j'aurai réagit.  Mais depuis la dernière fois, quelque chose semble s’être changé. Comment dire.. ? Notre amitié s'est cassée, quand on s'est retrouvé ce jour là dans la salle de danse, c'est comme si nous nous tenions debout face à un inconnu l'un l'autre. Et puis, la deuxième fois qu'on s'est vu, c'est comme si autre chose avait renaît entre nous, mais de totalement différent et de plus fort.

Enfin, il ressors de la salle de bain alors que j’étais justement entrain d'en fixer du regard la porte. Heureusement, il ne semble pas l'avoir remarqué car il se décide plutôt à rejoindre la fenêtre. J’attends qu'il décroche lui la parole, bien que je sois plus que surpris par ce qu'il me demande. Je ne relève pas ces interdictions, j'en parlerai plus tard. Pour l'instant, étant donné qu'il me donne enfin une chance de pouvoir m'exprimer, je me dois de la saisir. Bon, ce n'est pas tout à fait ce que j'aurai voulu dire. C'est sorti plus vite que mes pensées. Très rapidement, je tente de dévier sur un autre sujet, qu'il oubli ma question le plus vite possible, je ne suis pas certain de vouloir connaître la réponse. A présent assis sur le lit, je n'ai pas d'autre choix, et surtout j'en ai marre de me faire passer pour le méchant. J'aurai préféré garder toute cette histoire pour moi, mais je décide d'enfin expliquer la raison de ma 'trahison'. Je ne suis pas vraiment d’accord avec ce qualificatif, et j’espère qu'il changera d'avis après mon histoire. Au fil de mon discours, je ne remarque même pas que je me suis approché de lui. C'est quand il se braque soudainement que je le réalise et que j’arrête donc ma progression. Son regard accroche enfin le mien, ce qui me coupe un instant la respiration. A  mesure que je l'écoute, je sens une colère sourde m'envahir. Pourquoi Shin comprend t-il tout de travers ? Je fait un énorme travail sur moi pour ne pas craquer et m'emporter, bien que mon poing me démange beaucoup.

« Pourquoi je ne te l'ai pas dit avant? Mais je viens de te le dire ! Notre rêve, c'était de danser dans un groupe, tous les deux. Blessé, je ne pouvais pas continuer, et je n'aurai pas pu te suivre. Il fallait que tu continus d'avancer sans te soucier de moi. Il le fallait, et je sais que j'ai pris la bonne décision. Surtout quand je sais que tu es sûrement un des meilleur trainee ici. » Je me pause quelques instants avant de reprendre, même si des années se sont écoulés depuis cette histoire, c'est la première fois que j'en parle, surtout au principal concerné. Je ne veux pas m'emporte comme lui vient de le faire. « Libre à toi de l’interpréter comme tu veux, mais ce n'est pas parti d'une mauvaise intention Shin. C'est tout le contraire. Parce qu'en tant qu'ami, je voulais que tu y arrives coûte que coûte.»

Jouer les victimes ? Non, c'est pas mon genre et ce n'ai pas ce que je fais. Je tente juste de lui expliquer ce qu'il refuse de comprendre. Soucieux que le discours soit cette fois ci bien compris, je lui demande une dernière chose, qu'il puisse oublier tout çà. Je me suis expliqué et je n'ai à présent plus rien à ajouter. Mais décidément, ce n'est pas un avis qu'il partage. Son petit claquement de langue me laisse en suspense. J'hausse un sourcil en penchant légèrement la tête. Un mort dans cette chambre? « Ce sont des menaces ? Dire que je comptais en effet respecter Tes règles, je crois que je vais finalement m'en passer, juste pour voir jusqu'au où tu iras.»  Il m’énerve tellement avec ces grands airs que j'ai envie de le défier. Bon, je sais à quoi je me risque. Il m'a déjà frappé une première fois, pas dit qu'il ne recommencera pas, mais c'est plus fort que moi. Déjà mes pas me rapprochent de lui, une nouvelle fois.

C'est à ce moment que je l'entend murmuré cette phrase. Il me faut quelque secondes pour comprendre à quoi il répond. Mes yeux fixés à lui, c'est comme si j’essaye de lire en lui. Ses mots résonnent dans mon esprit. Il ne sais pas si il regrette ? Donc, la dedans, il y a une part de lui qui hésite, qui sans doute à aimer bien qu'il ne le sache pas vraiment. Je ne m’attendais pas à ça, c'est clair. Pourquoi mon cœur prend soudainement une telle accélération ? J'ai eu tout le temps d'y réfléchir intensément depuis. Je sais que si j'avais à y répondre, ma réponse serait négative. Je ne regrette pas. On a pas fait grand chose non plus, on s'est arrêter avant mais..si j'avais une chose à regretter c'est bien ça. Ne pas être aller jusqu'au bout. Enfin, je pense..C'est la conclusion à laquelle je suis arrivé quand j'y ai réfléchis jour et nuit. A un mètre de lui, je vois sont regard accroché le mien. C'est vraiment déstabilisant. Il y a encore 30 secondes, j'étais énervé contre lui jusqu'à vouloir le pousser à bout et maintenant,  je suis figé sur place, ne pouvant presque plus déglutir tant je suis aspiré par son regard. « Pourquoi tu es parti rapidement ce jour là sans me prévenir ? Je l'ai senti tu sais. Quand tu m'a touché la main, quand tu t'es penché sur moi... ». Si il savait à quel point j'étais frustré, mais surtout blessé qu'il disparaisse. J'ai beau savoir qu'il est venu le lendemain me rapporter mes affaires, ça ne change rien. Il n'a pas attendu que je rentre, et il n'est jamais repassé. Et c'est moi qui fuis après ? Mais au final ça n'a pas vraiment d’importance maintenant. Lentement mes yeux se décrochent de son regard pour descendre un tout petit instant sur ses lèvres. Elle est déjà là, cette ambiance qui se fait plus chaude à chaque fois qu'on se retrouve un peu trop prés. Le mètre qui jusqu'à là nous permettais de tenir une certaine distance vitale s'amenuise à chacun de mes pas dans sa direction, le bloquant sur le rebord de la fenêtre sur lequel il se tient. Je ne saurai dire pourquoi je fais ça, c'est juste plus fort que moi.  

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Dim 26 Oct - 21:29


What the hell...
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Ce n'est pas parce qu'il croit me donner des explications qui tiennent la route de son point de vue que ça l'est du mien. C'est aussitôt ce que je fais remarquer, les incohérences dans son discours qui ne font qu'appeler de l'énervement supplémentaire et une foule de nouvelles questions. D'ailleurs, il en a profité pour se rapprocher, se stoppant lorsqu'il voit que je l'ai remarqué. Il reprend la parole, encore, essaie de me convaincre que c'est très clair ce qu'il a dit. La blague... Mes sourcils restent froncés, je n'en crois pas mes oreilles.

"Ce qui était le mieux pour moi?? Mais qu'est-ce que tu peux bien en savoir bordel?? Tu as décidé tout seul, sans même me demander mon avis. Et si j'en crois ta présence ici, c'est que tu t'en es finalement remis. Tu m'as privé de ce choix, parce que tu peux être certain que j'aurais traversé la mer du Japon pour venir te retrouver et te soutenir, et on aurait débarqué ici ensemble, comme c'était prévu depuis toujours !!" Excédé, je rajoute. "Et toi tu étais où quand je me vidais de mon sang dans cette ruelle? T'étais où quand j'ai dû passer des jours et des jours allongé sur le ventre en attendant que ma plaie soit bien cicatrisée? T'étais où quand j'avais besoin de toi, hein???"

Il a voulu persister sur le sujet, et ben voilà, je lui balance ce que j'ai sur le cœur. Ce n'est pas le seul à avoir traversé une dure épreuve, il m'a privé de sa présence, de son soutien, de manière arbitraire et égoïste, il aurait dû me demander mon avis. J'en ai rien à foutre de ses raisons à la noix. Il a beau dire ce qu'il veut, c'est ce que son geste il y a plus de deux ans a eu pour conséquences que je lui reproche. Qu'est-ce qu'il a cru? Que j'allais me porter bien mieux et continuer à faire ma vie sans mon meilleur ami? Ce type me dépasse, c'est complètement n'importe quoi ce qu'il me raconte. Si se faire passer pour celui qui a un grand cœur lui a permis de dormir sereinement durant tout ce temps, alors tant mieux pour lui, qu'il ne me demande pas par contre de cautionner un truc pareil.

"Me prends pas pour un idiot, t'es déjà beaucoup trop près, preuve que tu n'en as jamais rien eu à foutre de ce que je pense."

Non mais là, on touche le fond, j'ai envie de l'attraper, de le jeter par la fenêtre, autant que de le plaquer contre un lit et de le faire taire en l'embrassant. C'est tellement contradictoire, être toujours en colère m'épuise mentalement. Quelques mots finissent par m'échapper tout bas, une réponse tardive à une de ses précédentes questions, semant le trouble encore plus. Cette ambiance est de retour, non, elle me semble plus forte que la fois précédente. J'espérais qu'il allait se reculer, au contraire, il reste là, planté, nos yeux ne se lâchent pas, le monde qui nous entoure est tombé en suspens. Merde, je n'ai pas été discret, il a donc senti que j'avais touché ses doigts pour une raison qui m'est toujours aussi obscure, autant que la réaction de mon corps qui s'était déplacé, à la limite à ce que mes lèvres touchent les siennes. J'avais eu un sursaut de lucidité en m'enfuyant avant de faire une autre connerie. Dois-je vraiment répondre à sa question? Je me replonge dans mes souvenirs, son regard dévie sur ma bouche, je ravale ma salive alors que ses pas le rapprochent de mon corps qui se fait coincer contre le rebord. Je ne suis plus capable de parler, comme la dernière fois. Mon bras bouge, je tire le rideau car la fenêtre donne sur d'autres, je n'ai pas envie qu'on nous épie. Ensuite, je le fais reculer contre le mur en même temps que mes deux mains entrecroisent leurs doigts à ceux de Dong Soo. Je l'immobilise en le bloquant contre, nos mains au dessus sa tête. Nos visages sont proches, nos corps aussi, bien que je ne le touche pas. Ma tête vient tout près de son oreille, les lèvres ouvertes, je respire son odeur en même temps que mes longues expirations qui trahissent mon état ne caressent sa peau, les yeux clos. Plus fort, je serre mes doigts, lui faisant passer ainsi toute la frustration et l'envie qui me brûle. Mon nez effleure sa joue lorsque je desends plus bas m'enivrer à la source.

"Si tu savais..." Dis-je dans un chuchotement à peine audible avec difficulté.

Si tu savais, tu ne voudrais plus jamais me parler.. Ces mots ne sortent pas, c'est trop difficile de pouvoir m'exprimer quand je suis dans cet état, face à lui. Notre dispute oubliée, j'ai tellement rêvé de le retrouver et à présent, je le tiens, devant moi, malgré tout ce que je pense, j'en éprouve un sentiment de bien être englobant toute cette folle attraction, cette furieuse addiction, mon désir indescriptible envers cet homme me fait brûler de l'intérieur. Mes paupières s'ouvrent à mesure que j'effleure sa joue, nos regards s'accrochent à nouveau, mes lèvres se rapprochent jusqu'à ce que la supérieure entre un tout petit peu en contact avec la sienne, je veux tellement l'embrasser, le toucher... Sauf que tout ce que je peux faire en moins d'une seconde, c'est m'écarter vivement lorsque quelqu'un frappe à la porte puis n'entre l'abandonnant à contrecœur pour aller me dissimuler, honteux de mon moment de perdition, derrière la porte de mon armoire comme si je cherchais quelque chose. C'est trop sérieux... Ça fait deux fois bordel qu'on nous interrompt, je ne trouve pas ça marrant du tout !!

Il s'agit de l'aîné qui s'est chargé de faire visiter la StarE à Dong Soo qui lui signale que c'est l'heure de manger. J'en profite pour aller à la cafétéria en premier, il faut que je me reprenne, que je respire, si quelqu'un a une méthode pour éteindre les incendies, je suis largement preneur.. Dans le self, j'ai toujours autant de succès, à savoir qu'on m'évite. Je sais que ce n'est pas très bien vu que je fasse déjà parler de moi en tant que trainee en étant là depuis si peu de temps... Enfin, je me remplis mon plateau, vais m'installer à une table dans un coin qui restera vide d'autres occupants. Ce n'est pas comme si j'étais là afin de me faire des potes. Encore une fois, j'évite de poser les yeux sur celui qui me perturbe autant, prenant mon repas rapidement. Dans la chambre, je ne demande pas mon reste, ce n'est que le début de la soirée, mais la journée du lendemain est super chargée dans mon cas, il me faut du repos. Je ne suis pas convaincu de réussir à m'endormir avec l'autre dans ma chambre, déjà que j'avais du mal avant lorsqu'il n'y était pas... Dans la salle de bain, je mets mon pyjama, me brosse les dents, rejoignant mon lit. Sous les couvertures, je lui tourne bien entendu le dos. Trop conscient de ses mouvements, j'ignore combien de temps s'écoule.

La lumière s'éteint enfin, il rejoint son pieu. Le silence s'installe, j'essaie de penser à autre chose. Plusieurs minutes après, un gros craquement sourd se fait entendre. Le lit de Dong Soo vient de se casser, je jette un petit coup d’œil rapide par dessus mon épaule pour le confirmer. On dirait que les attaches qui maintiennent le sommier ont lâché, le lit est complètement bancal du coup. Je rigole pas, ce serait lui donner trop de crédit. Par contre, une pique fuse de ma bouche.

"On m'a collé Mobidic comme roomate, génial..." Je m'empresse de rajouter. "Dans mon pays, les baleines on les chasse. T'as de la chance d'être en Corée, tu ne vas t'en tirer qu'avec un régime strict. C'est le minimum pour s'assurer que l'agence ne va pas s'écrouler à chacun de tes pas..."

Je ne bouge pas bien entendu, qu'il dorme sur le sol, je m'en fous complètement. A la place, je me cale bien mieux dans mon lit. Comme j'aime être collé pas loin du mur parce qu'il fait plus frais, il reste pas mal de place dans mon dos. Jambes tendues, la couverture est un peu ouverte, mes yeux se referment. Quel gros boulet ce type... 

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Lun 27 Oct - 17:37


It's a joke?Jang Shin Il & Yoon Dong Soo

Dans mon discours, rien n'est fait pour le convaincre de quoi que ce soit, je n'ai pas besoin de ça. Je lui expose seulement la vérité, les faits et le pourquoi de ma décision. Toute ce que je lui demande, c'est qu'il comprenne mon intention et ma façon de penser.  Dans mon esprit, à l'époque et même maintenant, il n'y a aucun doute, aucune possible incompréhension. Parce qu'il n'a pas l'air de comprendre, je me répète encore, je m'approche de lui, je veux qu'il comprenne que si je lui ai caché tout ça, c'était pour son bien. Dans le fond, je suis mal. Je me suis tellement persuadé tout ce temps d'avoir pris la bonne décision qu'entendre que j'ai eu faux sur toute la ligne fait voler en éclat  mes certitudes.

« Oui, le mieux pour toi, quoique tu en penses ! Si je suis là aujourd'hui, c'est parce que jamais je n'ai oublié cette promesse. Je ne pouvais pas revenir vers toi après être guéri, pas après mon silence radio, je sais que tu ne m'aurais pas accepter. Dans ma tête, tu étais déjà trainee dans une agence et au final, on aurai finit par se retrouver. Justement, parce que je savais que tu viendrais, je n'ai pas pris ce risque. Tu devais prendre ta vie en main sans t'occuper du reste ! » Je pointe un doigt accusateur sur mon interlocuteur, ça m’énerve, il m’énerve! Il ne comprend rien du tout.
Pourtant, ma rage se dissipe instantanément. Il n'a pas le droit de me faire ça !  J'ai espéré qu'il s'en sorte, qu'il fasse une croix sur moi et qu'il aille de l'avant. Si j'avais su pour sa blessure, il est évident que je serai venu et il le sais. Mais comme je n'ai jamais pris de nouvelles et que dans mes pensées, tout allait bien pour lui, savoir qu'il a faillit y passer alors que j'aurai pu l'apprendre des années plus tard me retourne d'estomac. Ma voix se fait murmure, je n'ai même pas de salive quand je lui parle. « Pourquoi...tu sais te battre pourtant, alors pourquoi tu ne t'ai pas défendu ? Je.. » Suis désolé ? M'en veux ? A quoi bon dire ces mots à présent. Ma question n'est pas accusatrice cette fois, c'est juste que je ne comprend pas comment le Shin que je connais, qui ne se laisse pas faire à pu se jour là être à ce point blesser. Ça me dépasse, toute cette histoire me dépasse. Je suis complémentent perdu, cette discussion qui tourne en règlement de compte, on doit y mettre fin. On est bien trop énervé l'un contre l'autre, bien trop rancunier pour se comprendre.

Sa menace me fait revenir sur terre. Le plus jeune reviens à l'attaque, mais je ne m'emporte pas cette fois. J'en ai marre de me braquer, ça deviens épuisant. « J'en ai rien à foutre de ce que tu dis, quand ça me gonfle. Là, en l’occurrence, se permettre de me faire des menaces si je ne suis pas tes règles, c'est un exemple parfait. » A peu de distance de lui, je le toise. C'est ça nouvelle réplique qui m’arrête dans mes pas. Sournoisement, elle s'invite dans mon cerveau, résonne avec virulence à mes oreilles. Il ne sais pas ? Entendront ce que les autres veulent entendre, je comprend seulement que dans ce doute réside une part de lui qu'il semble avoir aimé. Sinon, connaissant la personne, il m'aurai un bon gros non à la gueule, ce qui n'est pas le cas. Je dois avouer que je suis quand même surpris. On a beau ne plus vraiment trop s'entendre et s'envoyer des choses blessantes, nos corps semblent quant à eux d'une opinion différente. Il suffit d'entendre les battements de mon cœur trop rapides, qu'à suivre mon regard qui se perd sur le fin visage du danseur ou sentir ce changement d’ambiance pour le comprendre. Dans mon cœur réside une question que je finis par dire à voix haute. J'ai cherché longtemps la réponse sans vraiment la trouver. Seul lui pourra me dire pourquoi ce jour là, il est parti avant de m'embrasser comme il était tenté de faire. A cette pensées, mes yeux se bloquent sur ses lèvres. Il aurai pu le faire, il aurai du même. Mais il s'est arrêté avant pour une raison que j'ignore. Alors je m'avance vers lui avec une impression d'inachevé. Cette fois, il ne pourra s'enfuir. Je capte à peine le fait qu'il tire les rideaux, bien loin de me préoccuper de ça.

Je ne retiens pas le hoquet de surprise lorsque je me retrouve acculé entre le mur et Shin-Il. Mes yeux s'ouvrent grand, surpris par cette soudaine initiative. Les mains tenues dans celle du plus jeune, je ne peux plus faire un seul geste. Je ferme les yeux en détournant quelque peu mon visage quand je sens sous souffle près de mon oreille. Des frissons parcours mon corps alors que j'essaie de faire le moins de bruit possible qui trahirait mon état de plus en plus fébrile. Il serre mes doigts plus fort, ma bouche se tord en une légère grimace. Bien que le reste de nos corps ne se touchent pas, je peux sentir l'état dans lequel il se trouve. Mon cœur rate un battement alors que j'ouvre à nouveau les yeux. Mes jambes tremblent un peu, je suis obligé de me concentré un maximum pour aligner ces quelques mots. « Si je savais..quoi ? » Qu'est ce qu'il n'ose pas me dire que je ne sais pas encore ? Un soupire audible s'échappe d'entre mes lèvres. Il est en train de s'amuser avec moi, de me faire languir alors que je ne peux rien faire. Quelque chose ne tourne vraiment pas rond chez nous. J'en avais déjà fait la constatation, mais là c'est encore plus visible. On s’engueule et la seconde d’après, transit par cette ambiance, on se retrouve avec une proximité indécente. A son nez qui frôle ma joue, je soupire une nouvelle fois. Mon visage se tourne enfin, je veux le regarder dans les yeux. Comme au ralentit, je sens un nouveau contact qui m'embrase. Je ne bouge pas, j’attends simplement qu'il appui enfin ses lèvres contre les miennes. Mais ça n'arrive pas.

A l'inverse, je sens un courant d'air lorsqu' il s'écarte vivement de moi. Je me reprend dès la seconde où l’aîné entre dans la chambre. Dans ma tête, je n'en reviens pas. On vient d'à nouveau se faire couper dans notre élan. C'est une blague ou quoi ?! A contre cœur, je me calme avant de le remercier pour cette information. Comme si j'en avais quelque à foutre de manger là toute de suite..Shin pars le premier. Je passe avant dans la salle de bain me passer un coup d''eau avant de rejoindre la cafétéria. Comme je viens d'arriver, l’aîné à demander à d'autres trainee de me prendre sous leur ailes pour ce repas. Ça me gonfle, j'ai pas envie de manger avec eux. Surtout que du regard, je vois mon roomate attablé seul. Le voir seul me blesse, je ne comprend pas pourquoi il ne fait pas l'effort d'aller vers les autres. Les autres le fuient, il n'a qu'a faire le premier pas, peut être changeront-ils de vision sur sa personne ? J'écoute, je discute, je mange. J'essaie de m’intégrer même si le cœur n'y est pas vraiment. Ce n'est pas leur compagnie dont j'ai besoin ou envie. Prétextant une grande fatigue due à mon premier jour, je finis par m’éclipser pour rejoindre la chambre. Le bruit dans la salle de bain m'informe que Shin est rentré lui aussi et qu'il doit être en train de se préparer pour dormir. A sa suite, je m'enferme dans la salle d'eau pour également me changer. Enfin, je me laisse tomber dos au matelas sur mon lit. Je suis fatigué, mais je n'arrive pas vraiment à trouver le sommeil. Dans un juron, je tourne encore entre mes couvertures. Je me retrouve face au lit du brun. Dans la nuit et l’obscurité, je ne distingue qu'à peine sa silhouette. Dans un geste brusque, je me retourne vivement. Si je le regarde plus..Un cri se fait entendre de ma part. Je dois avoir tourné un peu trop brusquement car je me sens soudainement affaissé sur le matelas.

« On m'a collé Mobidic comme roomate, génial...» Je lui lance un regard noir alors que je fait voler mes couvertures pour me dégager. « Mais tu sais ce qu'elle te dit la baleine ?! » J'enrage, pourquoi c'est à moi que ça arrive au juste ? Je viens d'arriver et déjà un paquet d'emmerdes me tombent dessus. Si même les meubles s'en mettent. Une fois extirpé de mon lit, le constat est sans appel, le lit est foutu.  Debout face à mon lit inutilisable, je finis par avoir une idée qui germe à l'instant même où mes yeux se posent sur le lit de l'autre. « Étant donné que je ne suis pas de ton pays, je n'ai pas pour habitude de dormir par terre donc, tu m'excuseras mais.. » Sans plus de manière, je me glisse dans le lit de Shin. Collé contre le mur, j'ai ainsi toute la place pour bouger. Il peux râler si il veut, je ne bougerai pas de là. Pour ma part, je me contente de fermer les yeux pour dormir. Évidemment, avec son cousin et ses draps porteur de son odeur, c'est plus que difficile. Surtout qu'il me suffit de tendre un peu la main pour le toucher. C'est trop bizarre..Je ne dormirai jamais comme ça, c'est impossible, pas après l'incident de tout à l'heure. Mais a t-on vraiment une autre solution ? Dos à lui, je me contente de me mordre la lèvre et de ne plus bouger, les genoux remontés contre mon ventre. Je suis un peu surpris qu'il n'ai pas encore réagit, surtout venant de lui. Enfin, au moins j'ai un lit et si il veut tant, je lui laisse volontiers le matelas au sol, à lui de décider.  

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Mar 28 Oct - 5:55


What the hell...
AVEC DONG SOO

Aussi têtu l'un que l'autre, c'est un dialogue de sourds qui n'ont pas appris le même langage des signes. Comment il peut me sortir que c'est pour mon bien qu'il m'a jeté de sa vie? A cause de lui et d'un autre avant, j'ai fait un trait sur le fait d'avoir quelqu'un que je pourrai considérer comme un meilleur ami, la peur au fond de moi d'être encore une fois abandonné. Je ne pardonne pas son égoïsme, ni sa décision, s'il n'y avait pas cette force qui s'arrange pour faire croiser nos chemins après tout ce temps, cette fichue attraction qui se fiche pas mal de ma raison, je ne tiendrais sûrement pas cette discussion avec l'autre.

"Comme quoi tu as toujours eu conscience que ton attitude était mal depuis le début!! Si t'avais vraiment été aussi convaincu que c'était ce qu'il fallait faire, tu ne m'aurais pas fui aussi longtemps !!"

Il ne me fera pas changé d'avis. Puisqu'il l'a bien cherché, je lui balance à la figure une vérité que je sais d'avance qu'elle fera mal vu sa réaction quand il avait vu ma cicatrice le jour de nos retrouvailles mouvementées à la PYJ. Il ose me demander pourquoi je ne me suis pas défendu?? Il vit dans la matrice.

"Ça te regarde pas." Dis-je vraiment sèchement.

Qu'est-ce qu'il croit au juste? Que je suis un super-héros qui peut pas mourir juste parce que je pratique le wushu? Je ne fais pas de combats dans ce sport, juste des enchaînements durant les compétitions avec différentes armes. Personne n'est invincible, même Superman peut crever avec de la kryptonite. Le fait que je sache me battre afin de me défendre des nombreuses attaques que j'ai subi depuis que je suis enfant n'est pas non plus une raison valable pour croire qu'il ne m'arrivera jamais rien. Il persiste à croire que je l'ai menacé, pourtant dans mon cas c'est frappe d'abord et cause ensuite. Malgré tout, je ne m'échine plus à m'expliquer là-dessus, ça ne me permet pas d'avoir la paix. Il reconnaît au moins un truc, qu'il en a rien à faire de ce que je peux dire ou bien vouloir.

Enfin, ce n'est pas comme si j'avais le temps de davantage me prendre la tête, cet idiot ne s'est pas éloigné... Au contraire, son rapprochement a été tel que mon corps s'est retrouvé coincé contre le rebord de la fenêtre, ce qui a sonné notre fin. Dans la seconde qui a suivi, je l'ai plaqué contre le mur en bloquant ses bras. Je ne veux pas qu'il me touche, je veux profiter égoïstement de cette proximité qui m'a manqué. Puis, plus je bouge la tête, plus je peux sentir sa fébrilité d'être indirectement à mon contact. Une nouvelle fois, tardivement, je chuchote une phrase qui est laissée en suspens. Il tente de réagir en me posant une nouvelle question qui ne trouvera pas de réponse, pas maintenant. Je me replonge dans les pensées obscènes que j'ai si souvent eu durant les deux semaines où je ne l'ai pas vu. Ses soupires me donnent envie de gagner rapidement ses lèvres. Ma naïveté me pousse à croire de nouveau que rien ne va nous empêcher d'aller plus loin, excepté un hyung qui frappe et entre dans la chambre, me chassant sans le savoir dans mon coin. Je déteste ça...

L'heure de manger est effectivement là, le repas est tranquille de mon côté. Enfin, en apparence tout du moins. Je n'en reviens toujours pas d'avoir plongé aussi vite dans la facilité. Combien d'heures j'ai tenté de le chasser de ma tête? Combien de fois me suis-je répété que c'était tant mieux qu'il n'ait pas été là lorsque j'ai rapporté ses affaires et que je ne devais surtout pas l'attendre car l'avoir raté signifiait que c'était une très mauvaise idée de vouloir approfondir dans cette voie? Je ne compte plus ni l'un ni l'autre. Au final, je n'ai rien contrôlé du tout. Une nouvelle fois, je me suis laissé porter par cette force qui est telle que l'avoir sous les yeux et ne pas pouvoir le toucher m'est intolérable. Je termine un peu rageusement le contenu de mon assiette, retourne dans la chambre et me change dans la salle de bain. On se croise lorsqu'il va son tour là où j'étais, le détour que je fais m'assure de ne pas le toucher.

Ensuite, comme il ne peut pas se tenir tranquille plus de trente secondes, à peine couché, un grand bruit sourd de son côté me fait jeter un coup d’œil par dessus mon épaule. Regardez-moi ce gros boulet sérieux... En parlant de poids, je ne peux que balancer une douceur dont j'ai le secret. Ses gestes sont rageurs, je peux l'entendre. Facilement, j'imagine son regard mécontent qu'il m'a planté dans le dos alors que sa réplique fuse dans la foulée. N'empêche, c'est pas moi le gros sac qui a pété son lit... La suite par contre me déplaît, sa phrase me laisse présager le pire, il s'avère que j'ai entièrement raison. Ce con vient de se coucher dans mon lit !!! Mais il est pas bien !!! C'est pas assez le bordel d'habitude qu'il se colle à moins de 5 centimètres de moi?! Je vais l'étriper... Premier réflexe, je me mets vivement debout dans mon lit, me déplaçant vers les pieds.

"Non mais t'es pas bien?? On peut savoir ce que tu...."

Dans l'emballement dû à la situation, je ne veux tellement pas que quoi que ce soit reparte comme près de la fenêtre. Mon lit possède une tête, jusque-là rien de bien exceptionnel, aux pieds, il y a la même planche de bois qui remonte moins bien haut. Je souhaite tellement mettre le maximum de distance entre nous sur ce matelas que j'ai oublié ce détail, perdant l'équilibre lorsque mes pieds s'entravent, d'où ma phrase coupée. Me voilà à tomber bien lourdement, à plat, sur le dos. Je suis tellement surpris d'avoir trébuché que je n'ai pas eu le temps d'amorcer la moindre figure de wushu qui aurait pu amortir ma chute.

"Outch... Bor...del..." Le japonais ressortant direct.

De la main je frotte l'arrière de ma tête. Sûr que l'autre a du entendre que je me suis lourdé... Il ne me semble pas que je sois blessé, je le sentirai il me semble. Une jambe repliée, mon pied est à plat sur le sol. Mon t-shirt s'est relevé pour afficher la moitié de mes abdos. Comme je me tiens toujours la tête, je suis un brin redressé, ce qui accentuent le dessin de mes muscles puisqu'ils sont contractés. Je n'ai aucune idée de l'effet suggestif que peut avoir ma position, par contre, si je l'entends se marrer, je le jette réellement par la fenêtre... Il faut que je me relève, mais je vois que mon coude saigne un peu. J'aurais vraiment dû rester couché aujourd'hui...  

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Mer 29 Oct - 22:13


It's a joke?Jang Shin Il & Yoon Dong Soo

Qui a raison, qui a tord ? Je ne sais pas si nous arrivons à répondre à cette question, pas ce soir en tout cas. Les mots fussent de chaque coté, blessant parfois, mais retenus depuis tellement longtemps que le discours en devient agressif.
« Peut être bien oui, et alors ?  Bordel Shin j'ai fait ce que j'avais à faire, alors ne viens pas me le reprocher. Toute façon, cette discussion ne mène à rien, tu ne comprends pas ce que je te dis, et inversement. On arrêtes la, ça me gonfle trop. »

J'en ai marre de m'en prendre plein la gueule pour une histoire qui date. Pourquoi en reparler maintenant ? On peut tout simplement s’arrêter là, calmer nos rancœurs et passer à autre chose non ? A priori non, puis qu'il en rajoute avec sa blessure. Ça fait mal de se dire qu'en tant que meilleur ami, j'ai foiré bien comme il faut. Comment j'aurai pu le prévoir ou même l'imaginer ? Sa réponse fait taire mes autres questions à ce sujet, il n'a pas l'air de vouloir s'étendre dessus. Je finis par détourner les yeux, ne pouvant le fixer après ça. Plusieurs secondes de silence s'imposent, ça fait du bien, même si en réalité, l'esprit est loin d’être tranquille. A nouveau, je fini par reposer les yeux sur lui. Je croyais que mon cœur qui battait fort était du à l’énervement, mais plus je le regarde, plus j'ai des doutes. Sans en déterminer le pourquoi, je m'approche de lui, me tenant droit devant. Mes yeux ne regardent que son visage comme si soudainement, plus rien autour n'existe. Je ne m’attendais pas à un geste comme celui la de sa part. D'où ma surprise quand je me retrouve coincé contre le mur et les mains bloquées de dessus de ma tête. Je ne peux rien faire, rien dire. A part fermer les yeux et tourner un peu la tête, je commence à me sentir étrange. Il s'amuse à ne créer  qu'un léger contact par son souffle ou son visage. Se tenant à une certaine distance, nos corps ne se touchent pas, à mon grand désespoir. Il s'amuse à me voir réagir de la sorte. Mes soupires ne peuvent être retenus plus longtemps, à croire que c'est ce qu'il attendais vu ses yeux. Je soutiens son regard le temps qu'il faut avant qu'enfin, il fasse un geste vers moi. Dans mon esprit, je me rappel de cette nuit où tout à faillit basculer, est ce le même schéma qui se répète ici ? Vas t-on finalement  reprendre là où on a du s’arrêter ? Si seulement..

Je mâche lentement mon repas, n'ayant pas du tout faim pour le moment. Pourquoi ? Qui est l'idiot qui s'amuse avec nous ? D'abord mes parents, maintenant l’aîné des trainee ? C'est un complot ou quoi ? Pourquoi sommes nous toujours coupés au moment où enfin, on allait passer aux choses sérieuses ? Ça me dépasse et surtout, ça me désespère. Enfin, on devrai peut être voir ici un signe non ? Je me demande ce que Shin-Il en pense alors que je l'observe, seul à sa table. Il y quelque chose que je ne comprend tout de même pas. On s'engueule, incapable d'avoir une conversation normale et sans prise de tète, mais à chaque fois, le déroulement est toujours le même. Deux fois déjà. Je dois avoué que je suis totalement largué, je ne comprends plus rien. Sauf le fait que nous ne pouvons pas continuer comme ça, et qu'il va nous falloir trouver rapidement une solution. Épuisé physiquement et et psychologiquement, je finis par quitter la table pour retourner dans la chambre, certain que mon coloc' y sera déjà. Sans ouvrir la bouche et faire de commentaire quand à l'écart qu'il fait pour m'éviter, je me glisse dans la salle de bain pour me changer.

Une fois dans mon lit, la lumière éteinte mais les yeux gardés ouverts, mon esprit tourne à grande vitesse. Moi qui pensais trouver rapidement le sommeil...Avec Shin dans les parages, c'est impossible, surtout lorsque dans un énième retournement, mon regard finit par se planter sur lui. Si j'aurai pu avoir un quelconque pouvoir, j'aurai opté pour celui de lire dans les pensées des gens. Comment se fait-il qu'il soit si calme ? J'ai beau tourner encore et encore, je n'arrive tout simplement pas à m'installer. A tel point que soudainement, mon lit lâche.

Mobidic, baleine..Non mais il se prend pour qui ? La SartE va s’effondrer à cause de moi ? Qu'est ce que je ne donnerai pas pour le faire taire ce sale type. Énervé, je me défait de mon lit en soufflant bien fort. Je ne manque pas d'assassiner du regard mon roomate, tout en réfléchissant au meilleur moyen de comment passer ma nuit dans le confort que je mérite. Les lits dont nous avons hérités ne sont pas bien grand, mais vu que Shin est tout prés du mur, il y a largement la place pour que je m'y installe. Juste pour cette nuit, ça ne devrai pas poser de soucis n'est ce pas ? Sans vraiment lui en laisser le choix, je me glisse rapidement entre ses couvertures. Malheureusement, tout mes espoirs de passer une bonne nuit volent en éclat à l'instant où je sens le matelas s'affaisser de nouveau, cette fois sous le poids de Shin debout. Un long soupire traverse mes lèvres. J'ai comme l'impression que cette cohabitation semble impossible. Tournant la tête vers lui, je le regarde paniquer.
« Ce que je fais c'est que.. » Je n'avais même par remarquer qu'il reculais autant, alors quand je le vois soudainement disparaître je reste sous le choc. Le bruit sourd de sa chute me fait grimacer dans un premier temps. Je me retiens de rire en l’entendant râler. Au moins, il n'est pas mort. Étendu sur le dos, je soupire encore une fois. J’étends le bras pour allumer la lumière et je me penche du lit pour le regarder. Je bug quelques secondes avant d'avoir un sursaut et de me remettre soudainement sur le dos, mes yeux grands ouverts au plafond. J'essaie de calmer mon cœur qui vient de s'emballer subitement. Non mais sérieux, c'est quoi ça ? Prendre une pose aussi explicite... Enfin, je reste tout de même assez inquiet car il ne semble pas se relever. J’inspire plusieurs fois pour recentrer mes pensées, bloquant celles qui n'ont pas lieux d’être dans un petit coin de ma tête. Je finis par me lever et m'approche de lui. Je déglutit discrètement avant de reprendre un air détaché. Les poings sur les hanches, je le regarde de haut sans un sourire sur mon visage.
« Et c'est moi le boulet après ? Tu saignes ? ». Je m'abaisse à son niveau et j'attrape son bras pour regarder son coude. La blessure n'est pas bien grave, c'est juste une écorchure. Par contre, même si mes yeux ne regardent que son coude, je vois dans mon champs de vision une autre partie de son corps à découvert. « Tu devrais..baisser ça. » D'une main un peu tremblante, j'attrape du bout du doigt un pan de son tee shirt que je baisse lentement pour couvrir son ventre un peu trop bien dessiné. Je me relève dans un bond, l'ambiance revient au galop et c'est mauvais. « Va te soigner. Je vais me débrouiller pour dormir dans mon lit déglingué. » De la distance, c'est tout ce dont j'ai besoin, et surtout de faire quelque chose qui me permet de porter mon attention ailleurs.

Sans outils, réparer le lit est chose impossible, surtout vu son état. Je suis dégoûté, mais hors de question que je retourne dans son lit, pas après sa réaction, pas après mon emballement. Dépité, je donne un grand coup de pied au meuble avant d'en tirer le matelas. Après quelques efforts, je finis par l'étaler au sol à coté du lit de Shin. La chambre n'étant pas bien grande, c'est le seul endroit où je peux le caser. J'évite tout contact visuel avec lui tandis que je m'affaire à ma tache. En espérant que cette fois, il ne vienne pas râler à cause de la proximité. Je suis sur qu'il jubile que je dorme par terre, il doit tellement rire à l’intérieur. Ça me rappelle une fois de plus la dernière fois où il a dormi chez moi, sauf que les places étaient échangées. « Tu crois qu'on va être capable de dormir enfin ? » C'est un peu sec, mais j'ai réellement besoin de sommeil, cette première journée a été un peu trop riche en émotion.  

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MessageSujet: Re: It's a joke? [Jang Shin Il]   Sam 1 Nov - 23:16


What the hell...
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La discussion stérile avait pris fin grâce à ce truc qui débarque toujours entre nous quand nous sommes trop proches, ça me fait des vacances de ne plus entendre sa voix et ses arguments à la con. La suite est un peu hors de contrôle, un exemple fugace de tout ce qui me ronge de l'intérieur. Le pire est que ce crétin que je vais devoir me farcir en tant que roomate n'en a aucune espèce d'idée, comme je ne compte m'aventurer sur le sujet et qu'encore une fois, on se fait interrompre, je mets tout ça derrière moi avec grand plaisir. Un échappatoire involontaire m'était offert, autant aller tenter de calmer mon excitation en mangeant.

Bien entendu, mon cerveau n'a pas eu la paix, fourmillant encore plus des images récentes. C'est vraiment une plaie... Il n'aurait pas pu choisir une autre agence? Non, il faut qu'il revienne dans ma vie, de la même manière qu'il en est parti, sans me demander mon avis. Quand je me dis que je vais devoir passer la nuit avec dans cette chambre, je n'arrive pas à l'imaginer. Jamais je ne vais dormir alors qu'il est à quelques mètres, déjà que je n'y parvenais pas lorsqu'il était loin d'ici. Devant le miroir de la salle de bain, pendant que je me brosse les dents, je fixe mon reflet qui a l'air aussi convaincu que moi que c'est du suicide pur et simple. Mais ce n'est pas comme si j'avais un autre moyen de changer ça, je vais devoir le supporter. Je fais un détour en le croisant, allant me coucher.

La fatigue ne semble pas venir, à la place, l'autre fait encore son intéressant en cassant son lit. Quel gros boulet... Je me fiche de lui, il ne trouve rien de mieux à faire que de venir s'inviter dans le mien. Il est inconscient ma parole?? Réfugié vers les pieds, je lui demande ce qui lui prend. Il n'a pas le temps de me répondre que je mange lamentablement le sol, enfin mon dos, je frotte ma tête qui a un peu tapé. Pas de rire de sa part, il allume la lumière et reste bloqué en me regardant, il veut une photo ou quoi?? Je suis en train de me dire qu'il est nécessaire que je me redresse, il me rejoint avec son sourire à la con sur la figure. Je saigne, ce qui n'est rien du tout, mais il en fait tout une histoire en m'attrapant par le bras. Ce contact m'électrise un peu, j'ai beau avoir les sourcils froncés, mon regard reste intense. Baisser quoi? Je n'avais pas capté que mon t-shirt était relevé, je retiens mon souffle alors qu'il approche sa main. Oh non ça craint.. Je ravale ma salive, sauf que, pour une fois, l'autre a été intelligent, il s'est écarté vivement. Je me rassois.

"J'ai pas besoin que tu me le dises, abruti."

Il m'énerve à se prendre pour ma mère là... De mon côté, il faut que je m'éloigne aussi, c'était moins une. Juste avant de retourner dans la salle de bain, je marque une pause devant la porte, l'observant faire son lit. La vue que j'ai de ses fesses est un peu trop tentante, je dois me mordre la lèvre pour décrocher. Ça me fatigue réellement d'être comme ça. Ma blessure soignée, je vais me coucher en souhaitant très fort trouver le sommeil, que plus rien de contrariant ne vienne se rajouter à cette journée à chier. La scène m'est bien trop familière, je me tiens dos à son lit, ne surtout pas le voir. Mon esprit est déjà en train de dévier à cette nuit-là que sa voix résonne encore, sèche.

"Si tu veux bien la fermer, oui." Sur le même ton que lui.

Pas question que je lui laisse gagner le moindre millimètre sur moi. Mon oreiller termine sur mon visage, je ne veux pas l'entendre bouger, ou respirer, rien que savoir qu'il est si proche me rend fou. Je veux juste dormir bordel.. J'ignore combien de temps je passe sous mon refuge moelleux. Au final, comme la première fois, je termine allongé sur le flanc à le regarder dormir. Ça m'énerve tellement de constater qu'il y parvient que je n'ai qu'une envie, le secouer. C'est assez étrange de remarquer qu'à nouveau, le bras sur lequel il dort est tendu dans ma direction. Cette impression de déjà-vu me dérange, me trouble au point que le bout de mes doigts est en train de caresser les siens... Je suis vraiment masochiste, tout ça ne mènera jamais à rien, qu'est-ce que j'espère d'un type pareil à la fin? Bon, certes, plus mon regard traîne et plus je le trouve magnifique, mais c'est loin de tout faire. Avant, il était mon meilleur ami, c'est trop strange... Pas autant que moi accroupi à côté de son matelas avant d'avoir réfléchi, j'ai comme un grand blanc dans la tête. Mon visage au dessus du sien, la nuit chez ses parents, j'avais eu le sursaut ultime, excepté que là, je n'en peux vraiment plus... Mes lèvres se posent sur les siennes une seconde. Merde...

"Je crains sérieux..." Chuchotais-je tout bas tout en prenant la fuite dans la salle de bain.

Mon cœur bat trop vite. Je ne parviens pas à me calmer. Me laissant glisser contre la porte, je me fais violence pour ne pas y retourner. C'est trop le bordel dans ma tête, je n'ai personne à qui parler de ça, je me sens tellement perdu. Ce n'est pas mon choix ce qui se passe depuis cette fois-là, comment je vais pouvoir lui faire face à nouveau? Il ne me reste pas beaucoup d'options. Mes yeux se ferment, contre toute attente, je commence par m'endormir assis ainsi. Puis, au final, je termine dans mon lit. Surtout, je ne veux pas être à demain. Que personne ne me réveille, je risque encore de faire n'importe quoi.   

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