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 Stop it !

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MessageSujet: Stop it !   Ven 30 Jan - 20:56

Niran & Ki Seok
Stop it ! ♦



L’après-midi touche à sa fin, comme beaucoup de personne à l’agence j’ai passé la journée à répéter. C’est toujours le cas. Assis sur une chaise dans la salle de musique, ma guitare sur les genoux, je répète un morceau que je connais par cœur à force de le jouer, chantant les paroles de la chanson en même temps. Une fois le morceau terminé, les mains toujours sur l’instrument, je lève les yeux vers l’une des fenêtres de la salle. La neige tombe à gros flocons depuis une heure ou deux ne me donnant pas tellement envie de sortir pour rentrer chez moi. Il faut dire qu’en Australie je n’ai pas vraiment été accoutumé à la neige … Je n’aime pas trop le froid, habitué à la chaleur de mon pays natal. J’ai plus souvent été à la plage qu’au ski. En fait j’habitais près de la mer et je n’ai jamais skié de ma vie … Le froid me déprime et avec le départ soudain de Jin Hyun, mon moral est au plus bas. Je soupire et repose l’instrument à mes pieds. De toute façon il va bien falloir que j’y aille, je me suis levé tôt ce matin et la fatigue commence à prendre le dessus, autant profité de ne pas être en grosse période de promotion pour me reposer, non ? Bien que je dois tout de même venir à l’agence pour répéter et participer à certaines activités diverses.

Je me lève, replaçant la chaise en face du piano là où je l’ai prise. Je n’ai pas très envie d’aller affronter le froid tout de suite … J’ai déjà un peu froid même en étant à l’intérieur … Je décide finalement de rester encore un peu ici. Avant de continuer de m’entrainer, je me rends à la cafeteria qui n’est pas très loin pour prendre un gobelet de chocolat chaud. Rien de tel qu’une bonne tasse de cacao quand il fait ce genre de température. C’est une boisson que j’ai vite appris à apprécier en arrivant en Corée, là où le climat est bien plus froid de ce dont j’avais l’habitude. Bien que je n’apprécie pas tellement le froid, j’aime bien la neige, c’est joli, mais seulement au chaud derrière ma fenêtre c’est plus sûr. Sur le chemin je passe devant la salle de musculation, n’y jetant pas même un regard et passant rapidement mon chemin. J’y mets rarement les pieds et la dernière fois que je l’ai fait … Je suis tombé sur Niran. Depuis il agit assez bizarrement avec moi, à croire que cela lui plait de me gêner et me faire rougir. Il n’est pas méchant, mais … Son comportement me trouble.

Je retourne rapidement dans la salle de musique, une tasse fumante dans les mains. Le contact de la chaleur est plutôt agréable sur mes mains qui s’étaient refroidis. Je m’adosse au mur quelques minutes, le temps de boire mon chocolat chaud et je me remets à mes instruments. Enfin, je n’emmène que ma guitare ici, évidemment, mais de toute façon niveau instrument, il y a tout ce qu’il faut ici. Je m’installe derrière le piano, ne sachant pas trop quoi jouer sur le coup … J’ai passé la journée à apprendre des nouveaux morceaux que je devrais connaître pour des émissions ou qui serviront peut-être pour mon prochain comeback, bien que ce ne soit pas tout de suite. J’ai une bonne mémoire quand il s’agit de ce genre de chose, mais là j’ai juste envie de me détendre et de jouer un morceau qui ne me demande pas trop d’effort. Quelque chose que j’ai joué et chanté un nombre incalculable de fois. Un morceau me vient finalement en tête et je commence à faire courir mes mains sur l’instrument.

C’est une chanson plutôt connue et je l’aime beaucoup. Puis elle est en anglais ma langue maternelle, je suis plus à l’aise. Je parle bien coréen puisque mes parents ont commencé à m’apprendre cette langue il y a longtemps, mais j’ai pourtant toujours peur d’oublier les paroles quand elles sont dans cette langue et je passe souvent des heures à les mémoriser. D’autant plus que la plus part du temps je joue d’un instrument en même temps de chanter, alors essayer de se concentrer sur les deux ce n’est pas toujours si simple … Je laisse ma voix doucement accompagné le piano. De là où je suis, je suis face aux grandes baies vitrées qui donne sur le couloir. Je vois les personnes qui passent, mais en fait bien trop concentré je n’y prête pas trop attention. Jusqu’à ce que je relève la tête un bref instant et que mon regard se pose sur une silhouette familière. Je suppose qu’il ne fait que passer, mais plus du tout centré sur ce que je faisais, je m’emmêle dans mon morceau et je fais une fausse note, avant de m’arrêter … Oui on pourrait croire qu’il me fait peur, ce n’est pas le cas, je suis juste souvent affreusement gêné en sa présence … Il m’intimide et son comportement envers moi ne m’aide pas tellement. Alors je préfère l’éviter, tandis que lui chaque fois qu’il me voit il ne se fait pas prier pour venir me taquiner …

Spoiler:
 

   
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Dernière édition par Jung Ki Seok le Mar 3 Fév - 21:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Stop it !   Sam 31 Jan - 15:53




It’s a dejavu

Stop it, Play (Stop it, Stop it, Play)


Mon pays natal me manque encore plus lorsque l'hiver s'est installé sur Séoul. Quatorze années à vivre ici n'ont pas suffi à m'acclimater. La différence de température est tellement flagrante entre la vingtaine de degrés chez moi et les trois degrés la journée d'ici. Le seul avantage a en retiré est que les créatures masculines ou féminines se montrent bien plus demandeuses de chaleur humaine. Les plus chanceuses se voient gratifier d'un peu de la mienne le temps de quelques heures. Il faut reconnaître que sur mon lieu de travail, les opportunités ne manquent pas.

Ces derniers temps, mon activité secondaire est très lucrative. A savoir que je découvre plus ou moins volontairement certaines infractions au règlement de l'agence commises par d'autres employés. Je m'arrange pour en garder une trace, photos ou vidéos, et les ressors en cas de besoin. Le dernier en date qui a tenté de me tenir tête c'est Park Jung Su.  Il a appris à ses dépends qu'il ne faut jamais attaquer un tigre de front, son porte-feuille s'est vu allégé de plusieurs billets. L'expression sur son visage, je ne suis pas prêt de l'oublier. Il doit encore l'avoir en travers de la gorge, à mon plus grand plaisir. Le soir-même, avec Hyun Shik, le seul au courant de mon passe-temps, on a mangé dans un restaurant sympa aux frais de l'anglais.

L'après-midi touche à sa fin. Dans moins d'une heure, ma journée sera terminée. Une dernière fois, j'abandonne le poste de contrôle, l'endroit où sont rassemblés les écrans des caméras de l'agence, direction les couloirs des différents étages, rien ne vaut de se déplacer. Sur le trajet, mon jeune espion, un trainee un peu trop attaché à son poisson, me fait part d'une information. Il me faudra la vérifier. Au troisième, deux filles me saluent lorsque ma route croise la leur, elles laissent traîner leurs yeux. Flatteur, habituel, elles me font surtout perdre mon temps, je ne touche pas aux mineures. Le son d'un piano attire mon attention, la mélodie est mélancolique, une voix doucereuse masculine chargée d'émotions l'accompagne. Passant devant la salle, d'un coup d’œil à l'intérieur, je remarque que le musicien n'est autre que le rookie Jung Ki Seok. Son regard croise le mien, j'allais continuer ma route jusqu'à entendre une fausse note. Quelle intéressante invitation. Faisant marche arrière, j'ouvre la porte qui se fait repousser dans l'autre sens une fois que je suis dedans. Mon dos se colle contre dans un premier temps.

« Ta maîtrise du piano est indéniable. Comme c'est surprenant d'avoir entendu d'un seul coup une fausse note. »

Mon regard planté dans le sien, j'ai un léger sourire qui se forme sur les lèvres. Le trouble que je provoque en ce jeune homme ne m'est pas inconnu. Ce n'est donc pas surprenant du tout qu'il ait commis cette erreur. Au final, je quitte la porte, de ma démarche assurée, pour rejoindre le piano. Ce n'est pas la première fois que je l'entends jouer, cette chanson revient souvent, il la connaît par cœur, c'est obligé.

« Bonsoir jeune rookie. »

Ce n'est pas que j'avais oublié qu'on est sensé saluer en premier, j'ai dû entrer dans le vif du sujet, le signe de son trouble qu'était la fausse note. Mon coude s'appuie sur l'instrument. Pas d'autres mouvements de prévu de mon côté. Je n'ai jamais besoin de faire grand chose pour provoquer la fuite de ce jeune faon.

« C'est une chanson joyeuse à l'origine. Pourquoi tant de mélancolie dans ton interprétation? »

Le faire parler de sa passion est le meilleur moyen qu'il ne s'enfuit pas trop vite. C'est bien trop amusant à mon goût d'avancer peu à peu. Un prédateur doit attendre le bon moment, acculer sa proie exactement à l'endroit qu'il souhaite et bondir afin de planter ses crocs dans sa gorge. Pas de violence en perspective de mon côté, ça ne retire pas l'intérêt de la chasse.  D'autres employés passent devant la grande baie vitrée. Mes pas me mènent jusqu'à la fenêtre, la neige s'est remise à tomber à gros flocons.

«  Déprimant toute cette neige. » Constatais-je devant la vitre.

Min Jae n'est pas trop présent en ce moment, son travail, encore et toujours. Un vrai passionné. Mes heures supplémentaires de la semaine dernière n'ont pas aidé à ce qu'on se voit. Hyun Shik est assez occupé, je le croise malgré tout plus souvent. Demain matin, je vais pouvoir retourner boxer, si la circulation le permet. L'appartement n'est pas situé trop loin de l'agence, ma voiture m'a servi à m'amener ici ce matin, il n'y a pas moyen que je perde du temps à marcher dans le froid. Avec rapidité, je scrute l'heure sur mon téléphone portable, le cadran m'indique qu'il est verrouillé, il possède trop de dossiers importants en mémoire, le code est intordable. Mes mains se posent sur le radiateur encore chaud, je remarque dehors le type de la boxe, qui manque de se casser la figure. Dommage. Entre le moment où il est venu me voir la première fois et maintenant, il est devenu nettement plus débridé. C'est plutôt savoureux de le voir repartir en ayant du mal à marcher.


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MessageSujet: Re: Stop it !   Sam 31 Jan - 20:12

Niran & Ki Seok
Stop it ! ♦



Le froid ne me donne vraiment pas envie de sortir … La neige c’est joli, mais je n’aime pas le froid … Je décide alors de rester à l’agence quelques temps. Personne ne m’attend chez moi de toute façon, enfin il y a bien Wockie, mais il ne m’en voudra pas si je rentre en retard. Il va juste encore plus me faire la fête quand je vais arriver à l'appartement, car il aura faim. Je fais un rapide détour par la cafeteria pour prendre un chocolat chaud, passant rapidement devant la salle de musculation. Je retourne dans la salle de musique que j’occupais, prenant quelques minutes pour boire ma boisson chaude, me réchauffant les mains et le corps au passage. Je jette le gobelet dans une poubelle, avant de retourner à mes instruments. Cette fois-ci je choisis le piano. Parmi les trois instruments que je maitrise, c’est celui que je préfère et sans doute celui avec lequel je suis le plus à l’aise, mais en même temps cela fait vraiment longtemps que j’en joue. Je réfléchis au morceau que je vais interpréter. Ce n’est pas comme si mon choix importait quelque chose, personne ne m’écoute. Les seules personnes qui peuvent m’entendre, sont celles qui passent devant la salle de temps en temps.

Je finis par laisser mes mains courir sur le piano, ayant enfin trouvé quel morceau jouer. Je le connais par cœur pour l’avoir joué encore et encore. Je le joue souvent aussi. Cette fois je le rends un peu plus mélancolie, ma bonne humeur habituellement s'étant envolée à cause de récents évènements. Je ne fais pas trop attention à ce qu’il se passe autour de moi, c’est souvent comme cela quand je joue d’un instrument, je suis dans ma bulle, dans mon monde. Cependant, il a fallu que pile au moment où je relève la tête vers le couloir, Niran passe devant la salle … Je n’ai pas peur de lui, mais son comportement me gêne et il s’amuse à m’intimider. Pas dans le sens méchant du terme, mais disons qu’il a l’air de prendre un malin plaisir à me faire rougir. Oui, bon d’accord … Ce n’est pas bien compliqué, mais Niran me déstabilise avec une facilité qui ne me plait pas du tout. J'en loupe même une note et l'harmonie de mon morceau est complètement détruite par un son tout sauf agréable. Voilà pourquoi j’ai tendance à le fuir et que j’espère qu’il ne m’a pas vu en passant. Manque de chance, je le vois s’arrêter et entrer dans la salle … Je baisse presque aussitôt les yeux sur le clavier du piano, mes mains posées sur mes genoux. Je me risque à lever mon regard vers lui lorsqu’il prend la parole.

Rien que sa première phrase me montre qu’il a l’air de bien s’amuser à m’embêter, mais je ne suis vraiment pas d'humeur à cela … Il semble avoir compris qu’il est la raison de ma fausse note et il en plaisante. De mon côté je ne dis rien. Il se rapproche en continuant de s’adresser à moi. Il ne pouvait pas juste passer son chemin ? Puis il me demande pourquoi j’ai interprété ce morceau de cette façon … Je pensais à tout ce et ceux qui me manquent, à Jin Hyun … Toutefois je ne lui dis rien pour le moment. Niran ajoute quelque chose que je ne peux que comprendre. Pour une fois que je suis en accord avec lui. La neige me déprime aussi … Enfin, c’est joli, mais … L’Australie me manque encore plus avec un temps pareil.

- La neige me déprime aussi … finis-je par dire assez froidement.

Ne rien dire est encore plus oppressant, alors j’ai préféré prendre la parole même pour dire quelque chose de complètement insignifiant.

- Je déteste le froid, ajoutais-je.

Je déteste me sentir seul pourrais-je aussi dire ... C’est sûr qu’en Australie la notion de froid est complètement différente. Chaque fois que je sors je suis bien emmitouflé dans un gros manteau, une écharpe, des gants et un bonnet. Même avec cet attirail j’arrive parfois à avoir froid, je suis en Corée depuis mes quatorze ans et je suis rarement retourné dans mon pays natal, mais j’ai tout de même du mal avec les températures très froides l’hiver. Je ne sais pas quoi lui dire de plus … Je préfèrerais qu’il s’en aille, qu'il me laisse seul avec ma sale humeur. En entrant il a commencé à me taquiner, mais il n’a pas été plus loin … Heureusement. Cependant avec lui, je sais que ça peut arriver à tout moment. Il ne fait que me taquiner, mais tout de même … Il sait qu’il m’intimide et il en joue. Le silence s’installe à nouveau.

- Pour tout à l’heure j’ai juste loupé une touche, ça arrive … dis-je comme si j’avais besoin de me justifier. Et pourquoi je l’interprète de cette manière ne te regardes pas.

Le fait que ma famille et mon pays me manque n’est pas un secret, beaucoup de personnes le savent, mais peut-être que si je me montre un peu plus froid à son égard il me laissera tranquille … De plus je suis de mauvaise humeur, Jin Hyun me manque et après avoir été attristé par son départ je commence à être en colère qu'il soit parti sans rien dire ... J'ai même l'intention de dire à Dong Sun que je vais rentrer en Aaustralie et tout laisser tomber ici. Pour en revenir à Niran, ce qui l’amuse c’est que je fuis toujours en sa présence, si pour une fois j’essaie de lui tenir tête, il trouvera peut-être son jeu moins intéressant. J’espère … Je ne suis pas d'humeur à être son jouet ... Ce n'est pas comme s'il pouvait faire grand chose pour moi ...

   
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MessageSujet: Re: Stop it !   Sam 7 Fév - 15:10




It’s a dejavu

Stop it, Play (Stop it, Stop it, Play)


Dès le début, je n'obtiens aucune réaction. Normal. Il ne me reste plus qu'à me déplacer jusqu'à la fenêtre, je lâche d'ailleurs un commentaire sur le temps qui sévit dehors. Aborder le sujet de la météo permet de manière systématique d'avoir une réponse, c'est un peu inquiétant dans un sens.

« C'est vrai que tu n'es pas non plus d'ici. »

Inutile de l'interroger sur sa nationalité, cette information est déjà en ma possession. L'intonation de la voix du rookie est différente par rapport aux autres fois où j'avais été amené à parler avec lui. Il semble vouloir se défendre sur la raison de sa fausse note. Peine perdue, elle est évidente, en plus de se tenir devant une fenêtre. Cette petite tentative de rébellion n'est là que pour dissimuler la réalité qui m'a si bien sauté aux yeux. Je me tourne dans l'autre sens et observe son dos légèrement voûté par son manque d'assurance en ma présence. Un pas après l'autre, je m'approche. Mon souffle traîne un peu sur sa nuque, ma tête se décale et ma bouche se retrouve non loin de son oreille.

« Bien tenté… Mais un jeune faon qui essaie de mordre, ce n'est pas très crédible... »

Me redressant, je vais m'asseoir sur le banc juste à côté du jeune homme. C'est la première fois que je me tiens derrière un piano. Il est capable d'en sortir bon nombre de sons qui forment une mélodie qui m'est restée dans la tête. Une sensation de déjà-vu. Il n'est pas possible que ce soit le cas. Malgré tout, c'est plutôt impressionnant au vu du nombre de touches que je me mets à compter rapidement. Du coin de l’œil, mon attention se porte sur les deux mains posées sur ses cuisses. Cette posture renforce son côté enfantin. La mienne attrape la droite et la ramène un peu de mon côté.

« J'avais déjà remarqué à quel point tes doigts sont longs et fins. Ce n'est pas avec les miens que je pourrais jouer d'un tel instrument aussi bien. »

La preuve arrive assez vite, la main qui ne le tient pas vient se mettre à côté afin de montrer la différence. Plus petite, plus trapue, plus musclée, le dessus est un peu dur à cause de la boxe que je pratique depuis que je suis enfant. Elle va avec le reste de mon corps. Lâchant ma prise, mon index se pose sur une des touches, appuie lentement. J'essaie de déterminer s'il faut réellement toute l'enfoncer afin d'obtenir un son. Son qui finit par arriver, il s'agit d'un fa. Mes doigts glissent sur les touches  avec lenteur. Une autre se voit appuyer dessus. Nouvelle note. Assez vite lassé par cette activité, le couvercle se voit refermer. Il n'y a plus aucune autre distraction.

« La colère est un sentiment légitime, bien qu'elle puisse se montrer dangereuse si elle n'est pas évacuée. » Et j'en sais quelque chose… « Tu donnes l'impression que tu vas exploser d'une seconde à l'autre. »

L'accumulation de ressenti comme la déception, la tristesse, la colère, est un sacré cocktail qui peut péter à la figure de n'importe qui. La colère est une vile amante, elle vous fait croire qu'elle s'est calmée. Puis, votre vigilance relâchée, elle continue de prendre ses aise, de gronder à chaque occasion. A l'intérieur, elle croît dans l'ombre. Un jour, elle explose, prend le contrôle et il n'y a plus rien à faire d'autre que de la laisser diriger sous peine de rendre fou. La jeunesse n'aide pas dans ces cas-là. Dans mon cas, c'est entièrement ce qui s'est produit. Ma rage a été adoucie par mon meilleur ami durant des années, mais elle reste présente à l'intérieur, ressortant bien trop vite sur des sujets délicats ou à des provocations.

« Il est vrai que cela ne me regarde pas. » Je fais craquer mes poignets. « Mais c'est parfois plus facile de se lâcher face à quelqu'un qu'on ne connaît pas. »

Tenir en place à un seul endroit est un  peu compliqué. Je me mets dans l'autre sens sur le banc. De nouveau mon regard peut voyager par la fenêtre. Mes pensées m'entraîne dans ce temps où tout était encore si facile. Vivre au jour le jour, c'est tout ce que j'avais à faire. Pas de contraintes. Libre. De bras en bras. Je peux même remonter encore davantage, à mon enfance presque insouciante. Un bruit dans le couloir me fait observer qui passe devant la grande vitre. Deux trainees, des filles. Les enfants ne m'intéressent pas, mes yeux se hâtent de retourner vers leur contemplation. La neige continue de tomber, j'espère qu'elle ne gonflera pas trop le manteau déjà existant sur le sol. Je tiens à retourner à l'appartement, mon travail terminé, la faim le tiraille en de discrets gargouillis. Avec de la chance, Hyun Shik aura préparé le repas, encore une fois, afin de se faire pardonner de son invitation dans notre appartement. Je ne suis pas certain qu'il se plaise tant que ça, coincé entre Min Jae et moi. Les regards qu'il me lance sont très clairs. Il n'est toujours pas question que je dise le moindre mot là-dessus au concerné. Un amour à sens unique, c'est cruel. Un amour voué à un meilleur ami, c'est du masochisme. Un amour envers un hétéro, c'est mort avant d'avoir tenté.  Les trois réunis, c'est juste du suicide.  


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MessageSujet: Re: Stop it !   Dim 8 Fév - 20:13

Niran & Ki Seok
Stop it ! ♦



Pour une fois que je suis d’accord avec  Niran. Enfin, ce n’est pas en étant en accord pour la météo que nous deviendrons les meilleurs amis du monde … Il a l’air d’être au courant que je ne suis pas originaire de Corée, même si en apparences j’en ai l’air. Ce n’est pas comme si c’était un secret d’État et en tant qu’idole c’est le genre d’informations faciles à trouver. J’essaie de me défendre lorsque Niran me charrie à propos de ma fausse note. Il n’est pas tombé sur moi le bon jour. Je n’ai pas envie de supporter son comportement maintenant, je veux juste être tranquille. Je ne suis pas d’humeur. De son côté, on dirait qu’il essaie de me provoquer. J’essaie de rester impassible, mais s’il savait ce qu’il lui dit le jeune faon. Pourtant je finis par lui répondre, je n’ai pas envie de rester calme, même si ce n’est pas vraiment contre lui, la colère et la tristesse qui se battent en duel à l’intérieur de moi ont besoin de s’exprimer. Disons qu’il est juste là au mauvais endroit, au mauvais moment. Cela changera des fois où je le fuis, bien que je le trouve toujours autant intimidant.

- Quoi ? Ce n’est pas ce que tu veux ? À moins que tu préfères quand je te fuis, ça te donne l’impression d’être influent …

On ne dirait pas non plus, mais quand je m’y mets je peux avoir du répondant. Avec Niran ça n’a jamais vraiment été le cas à cause de ce malaise que je ressentais quand j’étais avec lui, mais là … J’ai juste besoin de me défouler et d’oublier Jin Hyun quelques temps. Cependant, Niran vient s’assoir à côté de moi et brusquement, je me souviens très bien pourquoi il m’intimidait. Pourtant, pour la première fois, je suis aussi intrigué par ce qu’il dégage … Il attrape ma main et à nouveau je me fige, sans savoir quoi dire. Comme si ce n’était pas assez le bazar dans ma tête, il faut qu’il en rajoute ! Je baisse les yeux vers sa main, qu’il place à côté de la mienne. Je vois bien la différence. On me l’a souvent dit que j’avais des mains « de pianiste » comme on dit. Mes yeux suivent ses mouvements sur les touches de piano. Je lève mon regard vers lui, seulement quand il referme le couvercle de l’instrument.

Ce qu’il dit ensuite me … Surprend. Habituellement, je me débrouille bien pour cacher ce que je ressens, à part avec mes proches mais c’est une autre histoire. Toutefois, Niran a bien cerné que j’étais en colère, bien qu’il n’y ait pas que cela. Je repose mes mains sur mes cuisses, maintenant que je suis libéré de son étreinte.

- Tu t’en soucis peut-être ? répondis-je.

Le ton de ma voix n’est pas froid ou blessant, je n’ai même plus l’impression d’avoir un timbre de voix particulier. Je me sens souvent vulnérable avec lui, mais maintenant c’est encore pire. Il a remarqué que quelque chose ne tournait pas rond chez moi … Peut-être que nous pourrions mieux nous entendre que je ne le pense … Non, je crois que ça, ça n’arrivera jamais. En effet, ce qui m’affecte ne le regarde pas, puisqu’il le sait, qu’est-ce qu’il fait encore là ?

- Et alors quoi ? Tu veux que je me confie à toi et qu’on devienne les meilleurs amis du monde ?

Pour une fois que je lui tiens tête, je crois que la rage qui grandit en moi depuis que j’ai appris pour le départ de Jin Hyun me donne plus d’assurance. Cependant, j’aurais préféré encore passer mon temps à fuir Niran et que Jin Hyun soit encore là.

- Qu’est-ce que tu pourras y faire de toute façon ? Tu me consoleras peut-être ? Laisse-moi rire …

Je baisse les yeux sur le couvercle du piano, qui aurait dû être et rester mon seul confident aujourd’hui.

- Si tu es encore venu me voir pour t’amuser, je ne suis pas d’humeur …

Je me lève du banc pour aller près de la fenêtre. Dans un sens je le fuis encore, je n’aime pas cette proximité entre nous. Il m’intimide comme toujours, bien que j’ai réussi à lui tenir tête et je n’ai franchement pas besoin de cela en plus. C’est déjà suffisamment le bazar dans ma tête … Jin Hyun est parti, je me suis rendu compte que je l’aimais et maintenant je me sens plus seul que jamais. Pourtant j’ai de la famille proche ici, j’ai aussi Dong Sun mon meilleur ami, puis aussi d’autre ami sur qui je peux compter en cas de coup dur, mais … Savoir Jin Hyun parti … Je me sens simplement abandonné et seul, malgré mon entourage. Il ne répond pas à mes messages … J’ai bien l’impression que je ne le reverrais plus jamais. Je soupire et pose mon front contre la vitre froide, ma respiration régulière formant de la buée à chaque expiration.

   
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MessageSujet: Re: Stop it !   Lun 16 Fév - 3:10




It’s a dejavu

Stop it, Play (Stop it, Stop it, Play)


Le jeune faon continue de vouloir montrer les crocs. La mauvaise humeur n'est que la manifestation d'un enchaînement de divers facteurs, dont j'ignore la nature dans son cas. Chaque personne fonctionne de la manière identique. L'avoir vu évoluer avec les autres employés dans les couloirs, sa nature est plutôt enjouée, souriante, sympathique. Le changement qu'il m'offre ne vient que confirmer qu'il s'est produit quelque chose. Le choix de m'apparaître sous cet aspect vient de ce rookie, il devra l'assumer. Mes paroles à son oreille ont fait leur effet, je m'assois juste à côté, me penchant vers son visage.

«  Tu ne te soucies pas une seule seconde de ce que je peux vouloir. » J'observe son profil « Allez, tu peux sûrement mieux faire. »

Le sourire aux coins de mes lèvres disparaît. De nouveau dans ma position initiale assise, la musique, plus particulièrement la pratique du piano poursuit son chemin dans le dialogue. La différence de taille entre nos mains est assez flagrante. Être posé sur le banc permet de ne pas être déranger par les centimètres d'écart entre nous deux. Je referme le couvercle. Là, il n'a plus l'occasion de retourner y trouver refuge. Cette colère qu'il cache avec difficulté est davantage repérable par quelqu'un qui connaît ce sentiment. Je n'ai pas encore besoin d'insister, son besoin de la laisser sortir est plus fort que sa raison.

« Pas le moins du monde. »

Aucune hésitation dans ma réponse. Je suis un vilain sans cœur, c'est tellement évident. Tout le monde le sait.  Ma posture n'a pas bougé, mon air énigmatique sur la figure, mes yeux sombres continuent d'être rivés droit devant eux. Devant la vitre, quelques trainees passent. Pas de regard trop curieux à l'intérieur de la salle. Vu l'heure, ils se hâtent de retourner dans les dortoirs ou chez leurs parents. Il n'y a rien à voir excepté deux hommes derrière un piano.

« Je n'ai que faire de l'amitié d'un enfant qui tient à peine sur ses pieds et qui ne fait que ruminer, assis sur le sol, son impuissance, en attendant que quelqu'un vienne prendre sa main au lieu de se relever tout seul. »

C'est le dur passage entre l'adolescent et l'homme, le jeune chanteur se trouve encore entre les deux. Mes propos sont durs, j'en ai bien conscience. L'intérêt de cette manœuvre réside en ce point. Il n'a pas besoin à mes yeux d'être consolé comme il le sous-entend, en tout cas, pas pour une raison qui ne me paraît pas être bonne. Il arrive des moments où il n'y a personne vers qui se tourner, il faut faire avec et continuer sa route. Son sentiment d'abandon répandu autour de lui est évident. Il trouve refuge près de la fenêtre, c'est devenu un réflexe. Étant déjà dans l'autre sens, je me lève et le retourne. Face à face, il est coincé par mes bras tendus et mes mains sur la vitre.

« Si tu veux attaquer, commence par regarder en face ta proie. Un tigre ne s'enfuit pas, il avance, il griffe, il mord. Tu veux crier ou hurler, vas-y. C'est toujours mieux que de jouer les victimes. Frappe, insulte, tout sera encore bien mieux que de te voir jouer cette farce grotesque. Montre que tu n'es pas là juste pour faire joli et te taire. »

Il ne représente pas une menace à mes yeux. Ses bras fins ne risquent pas de faire mal à qui que ce soit. Ses mains sont trop douces, il est évident qu'il n'a jamais frappé quelqu'un de sa vie. Il risquerait surtout de se blesser. Je continue de le pousser dans ses retranchements. Son mécontentement est visible, il ressemble à une cocotte-minute qui va exploser. C'est réellement exceptionnel à observer. D'habitude, ce sont des rougeurs, sur ses joues, son regard qui se détourne et le bruit de ses pas lorsqu'il s'enfuit. Aujourd'hui, il s'est pas rendu bien loin.

« Quel regard. J'ai vexé Bambi ? » Je tends ma joue vers lui tout en arborant un air narquois, mes prunelles sont rieuses. « Ben vas-y, frappe. »

Passage au cran supérieur en matière de provocation. J'attends. C'est bien beau de prétendre ne pas être faible, encore faut-il se comporter comme tel. La buée se fait de plus en plus importante sur la fenêtre. Son corps non loin dégage beaucoup de chaleur, le pouvoir des émotions. En entrant dans cette salle de musique, je n'avais pas prévu ce scénario. D'un côté, je préfère une personne qui n'a rien de parfait et un peu de répondant. Prétendre aller bien lorsque c'est le contraire, cacher, n'équivaut à rien d'autre que se mentir. Il n'y a personne d'autre qui puisse l'écouter. Libérer un poids permet de se recentrer, d'obtenir la possibilité de voir les choses différemment. Un de mes bras se loge le long de mon corps. Je sais qu'il n'est pas en mesure de bouger. 


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MessageSujet: Re: Stop it !   Mer 18 Fév - 20:43

Niran & Ki Seok
Stop it ! ♦



Habituellement, je suis plutôt passif en présence de Niran. Je n’oserais certainement pas l’avouer à voix haute en face de lui, mais il m’intimide. De toute façon, vu son petit jeu, il l’a remarqué depuis longtemps et il en joue. Pourtant aujourd’hui est différent. Jin Hyun est parti sans me parler de quoi que ce soit, je me rends compte que j’ai des sentiments pour lui qui dépassent le stade de l’amitié, je ne suis vraiment pas d’humeur à être un jouet docile ! Niran a l’air de s’en fiche royalement et continue de me chercher. Cette fois je réplique, lui faisant bien comprendre qu’il n’est vraiment pas la bienvenue cette fois. Je lève mon regard vers lui.

- Je m’en contre fiche de ce que tu veux et je n’ai pas envie de fournir le moindre effort pour toi, répondis-je froidement.

Je suis d’un naturel gentil et malgré une certaine franchise, je fais toujours bien attention à ne pas être trop sec avec les personnes que je côtoie. Sur le moment, je m’en moque. Ce n’est pas comme si Niran avait eu l’habitude de prendre des pincettes avec moi et j’en ai ma claque d’être le passif dans l’histoire. J’ai l’impression que je vais exploser si toute ma mauvaise humeur reste enfermée comme je m’obstine à le faire. Pourtant je n’ai pas envie d’en parler, encore moins avec lui. Si Dong Sun était dans les parages, à la rigueur cela pourrait se faire, mais lui ? Il compare nos mains, qui sont bien différentes et je n’ai qu’une envie : fuir. Un petit rire ironique s’échappe de mes lèvres. C’est bien ce que je pensais, il s’en moque lui aussi de ce que je peux bien vouloir ou ressentir à ce moment précis. Il joue à quoi alors ? Je me lève pour aller près de la fenêtre, mettant de la distance entre lui et moi.

- Pourquoi tu t’obstine à rester là alors ? Tu es le genre de sadique qui jubile face au malheur des autres c’est ça ? Je n’ai besoin de personne et encore moins de toi, alors tes métaphores tu les gardes.

Mon regard ne quitte pas l’extérieur. Il neige toujours, c’est déprimant. J’aimerais retrouver le soleil et la chaleur de Sidney. Je devrais peut-être rentrer ? J’ai bien aimé faire partie de cette agence et vivre ce rêve, mais toutes les bonnes choses ont une fin, non ?  Cette page doit peut-être être tournée pour que je puisse avancer de nouveau ? Niran vient jusqu’à moi et je me retrouve en face de lui, coincé. Je sais que si je bouge, il m’empêchera de passer. Il m’adresse encore la parole. Je l’écoute, sans le regarder. Je me risque à le regarder, seulement quelques secondes plus tard, j’aurais mieux fait de ne pas le faire, il saute sur l’occasion pour me taquiner encore et toujours. Il veut que je le frappe ? C’est quoi qui ne tourne pas rond dans sa tête au juste ? Sa carrure face à la mienne, c’en est presque risible. Un de ses bras retombe le long de son corps, il ne s’appuie plus que d’une main sur mur. Rassemblant mes quelques forces, je le pousse au niveau de l’épaule.

- Laisse-moi tranquille !

Bien évidemment, je ne l’ai pas poussé bien loin. Il a beaucoup plus de force que moi c’est certain.

- Je n’ai pas besoin que tu viennes en rajouter une couche, va te trouver quelqu’un d’autre pour t’amuser ! C’est quoi ton problème ? Je ne t’ai pas demandé d’aide, ni de conseil ! Tu n’avais qu’à passer ton chemin. La violence et les insultes ne résoudront rien, ça ne le fera pas revenir, laissais-je échapper avant de me couper subitement.

À trop m’emporter, j’en dis trop.

- Si je veux rester assis à me morfondre comme tu dis, c’est mon problème, pour le moment je n’ai pas envie de me relever, alors fiche moi la paix …

Je ferme quelques secondes les yeux sentant les larmes me monter aux yeux, mais je ne veux pas pleurer, pas devant lui. Je suis sûr que ça lui ferait trop plaisir. Je lutte contre mes émotions et je ne sais par quel miracle, je finis par gagner et aucune larme ne coule sur mes joues.

- Si c’est ta manière d’essayer de me faire aller mieux, oublie, ça ne sert à rien … Ah non j’oubliais, la compassion ce n’est pas de ton ressort, dis-je ironiquement me retournant vers la fenêtre.

Je soupire, fixant les voitures qui passent en bas dans la rue. La nuit est tombée maintenant. J’ai hâte de rentrer chez moi et de pouvoir me rouler en boule sous ma couette. J’ai juste envie de dormir, dans ces moments au moins je suis tranquille … Toutes cette histoire ne m’a pas encore rattrapée dans mes rêves et heureusement … Ce serait l’enfer sinon.

   
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Dernière édition par Jung Ki Seok le Jeu 26 Fév - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Stop it !   Jeu 26 Fév - 6:36




It’s a dejavu

Stop it, Play (Stop it, Stop it, Play)


Le rookie continue de déverser sa mauvaise humeur sur ma personne, poussé par mes paroles. Ainsi il affirme n'en avoir rien à faire, je crois que ce qui compte d'avantage est le regard des autres. Il souhaite être accepté et aimé, ni plus ni moins, peu importe la personne en face. A aucun moment, sa capacité à faire des efforts ou non ne m'a intéressé. Avec efficacité, je réplique que je m'en contrefiche de son sort. Cela est très logique, puisque je reste planté là dans cette pièce malgré tout. Sa fuite vers la fenêtre exécutée, ses paroles trahissent qu'il n'a pas aimé ma réponse.

« C'est amusant de te voir te noyer. » Rajoutant juste après. « De plus, je n'ai rien d'autre à faire. » Sourire moqueur.

Le laissant mariner davantage dans son sentiment de rage, il finira bien par sortir, que ce soit en ce continue flot de paroles désagréables, ou bien par un torrent de larmes. Ki Seok a plus l'air du genre pleurnichard, sa sensibilité joue contre lui. Dans le plus grand silence, je parviens jusqu'à son refuge de misère. Son regard longtemps fuyant parvient enfin à soutenir le mien. Le manteau de la colère sied bien à ses prunelles d'habitude si douces. Elles sont électriques. Un peu humide. Il me repousse avec toute la force qu'il est capable de fournir. Ainsi reculé de deux pas, un premier morceau du puzzle m'est offert.

« Tout s'explique. » Nouveau sourire narquois.

La bouche du jeune faon ne cesse de s'ouvrir et de se fermer. Il continue de s'exprimer. Pour quelqu'un qui n'a rien à me dire, je le trouve bien bavard. Son envie de ne pas vouloir se relever est contradictoire avec sa station debout. Mes pas me ramènent près de la furie.

« Avec un tel comportement, cela ne m'étonne pas que tu te sois fait jeter comme une merde. Il n'y a pas de quoi jouer les surpris, ça ne m'étonnerait pas que ce soit habituel dans ta pauvre vie de pauvre petite victime qui n'a vraiment pas de chance. » Ironie sur la fin.

De nouveau, mes mains se mettent en mouvement. Les doigts plantés dans ses épaules, je n'ai pas à appuyer très fort, la surprise m'aide, afin de l'obliger à se retrouver assis par terre.

« C'est bien mieux. Tu aimes tant que cela ramper sur le sol et te morfondre, reste donc à ta place. »

D'ici, je donne l'impression de le prendre de haut. Les bras croisés sur mon torse, le sourire sur mes lèvres ne veut pas les quitter. Il n'a rien de gentil, de compréhensif, je suis un vilain garçon, je vous rappelle.

« Regarde autour de toi, il n'y a personne d'autre. Tu es seul. Le choix de faire le difficile ne t'est pas offert, preuve en est que tu continues de parler à l'homme sans-cœur. Tu dois vraiment être tombé bien bas. » Railleur.

Prenant du recul dans la pièce, je parviens jusqu'au banc du piano sur lequel je me rassois. Mes yeux sombres continuent de l'observer. Il ne sait pas encore quand baisser les armes ou au contraire les monter. Je sais très bien ce qu'il attend. Tant qu'il reste convaincu de savoir me connaître, tant qu'il persiste à vouloir résister, il ne l'obtiendra pas. Il souhaite cela de n'importe qui par désespoir, or, je ne le suis pas. Je persiste seulement à le pousser encore plus loin. Malgré tout, je reste surpris qu'il puisse autant me tenir tête, cela change de d'habitude. Il me paraît moins fade, plus transparent ou quelconque. Ce petit jeu de le mettre mal à l'aise a pris une autre tournure.

« Tout ce qui t'intéresse est d'avoir de l'attention, du réconfort, peu importe de qui cela provient. Ton besoin viscéral de vouloir être aimé te rend faible. Personne ne viendra t'aider, tu t'es fait abandonner. »

Néanmoins, il doit comprendre qu'il n'aura pas toujours quelqu'un sur qui compter dans la vie. Au prix de quelques expériences douloureuses, il apprendra à moins dépendre des autres. Mes jambes se croisent. Mon dos vient s'appuyer contre le couvercle du piano quelques secondes. La nuit commence à tomber dehors, l'obscurité gagne de plus en plus la salle. Il n'est pas prévu que j'allume la lumière. C'est bien mieux d'empêcher des yeux potentiellement un peu trop curieux de nous voir. La pièce est assez insonorisée, étant le seul qui ne crie pas, il n'y a pas de raison d'attirer l'attention. Hyun Shik va encore me dire qu'il doit prier pour le sauvetage de mon karma. Ma démarche me ressemble assez, il la comprendra, pas les formes, mais la finalité. Le but caché que le petit faon n'est pas à même de saisir. Il est encore trop tendre, trop jeune. Coincé entre l'adolescent et l'homme. Je me penche un peu vers l'avant ensuite. Le résultat va bientôt être dévoilé.   


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MessageSujet: Re: Stop it !   Jeu 26 Fév - 23:25

Niran & Ki Seok
Stop it ! ♦



La tranquillité, je me demande s’il connait la définition même de ce mot ! Je n’ai rien demandé à personne, si je me morfondre sur mon sort et sur le départ de Jin Hyun, je fais ce qui me chante ! Qu’il se garde ses métaphores idiotes … C’est amusant ? Comme je le pensais, je suis une sorte de jouet pour lui. Mes réactions le font rire et il me pousse toujours un peu plus dans mes retranchements. Tout ce que je demande c’est qu’on me fiche la paix. Comme si je n’étais pas déjà assez sur les nerfs en ce moment. Comme si je n’en avais pas déjà marre, avec une brulante envie de tout envoyer promener, je pourrais même dire tout le monde. Sa vie doit être ennuyante à mourir s’il n’a rien de mieux à faire ou alors il a des passe-temps vraiment bizarres. Je lutte contre les larmes, ne voulant pas lui faire le plaisir de craquer devant lui. Avant il m’énervait juste à toujours essayer de le déstabiliser, maintenant il vient clairement de me démontrer que je peux le détester et je ne vais pas m’en priver. Son sourire ne me plait pas beaucoup, alors que je laisse échapper une information à propos de mon mal être. Je l’ai repousse, mais il s’approche encore de moi.

Ses mots m’agacent, j’ai envie de lui hurler de la fermer, mais si je m’énerve je ne pourrais plus retenir mes larmes, car oui quand je suis vraiment à bout je peux pleurer de colère. Être sensible, n’a pas toujours que du bon.

- Tu oses me juger ? Ton comportement à toi, on en parle ? Avec un tel caractère et une telle méchanceté, peu de personnes doivent te supporter.

Niran pose ses mains sur mes épaules et n’a pas besoin de forcer beaucoup pour que je me retrouve à nouveau assis. Je lève un regard noir vers lui. Franchement, qu’est-ce qu’il en tire de me pousser à bon comme il le fait ? C’est un plaisir personnel ou quoi ? Qu’est-ce que je lui ai fait pour mériter un tel traitement ? À moins qu’il soit comme ça avec tout le monde, mais je ne sais pas si ce serait vraiment rassurant. Il sourit toujours en me regardant de haut. Il trouve les bons mots pour me blesser et m’énerver encore plus. Il donne l’impression de s’acharner sur moi. Je l’écoute continuer sur sa lancée. Je n’ai même plus envie de lui tenir tête, je veux juste qu’il dégage, qu’il me fiche la paix.

J’avais l’intention de rester passif jusqu’à ce qu’il se lasse de son propre jeu et qu’il s’en aille, mais il prononce un seul mot qui achève le travail qu’il a commencé. Jin Hyun m’a abandonné, c’est toujours ce que je me répète en boucle, c’est aussi ce que je ressens. Depuis que j’ai tout quitté pour vivre en Corée et réaliser mon rêve, c’était ma plus grande peur, qu’un de mes proches m’abandonne. Un peu comme moi j’ai tout abandonné en choisissant la vie que je mène actuellement. Je me relève et je le pousse avec la même force que tout à l’heure. Face à sa carrure ce n’est pas grand-chose en soi, mais bon …

- Tais-toi ! criai-je. Tu ne sais pas de quoi tu parles, alors arrête ! Je ne t’ai rien fais, fiche moi la paix !

Tout en déversant ces paroles, je le frappe à l’épaule et au torse, comme si j’allais pouvoir lui infliger une quelconque blessure. Je suis peut-être naïf par moment, mais pas complètement idiot et je sais bien que je ne lui ferais pas mal. Limite, c’est moi qui pourrais me briser les doigts, si on veut pousser la métaphore à l’extrême.

- Qu’est-ce que tu cherches à la fin ? demandai-je en espérant, certainement bêtement, une réponse.

Il pourrait très bien me dire que ça le fait juste rire, vu son comportement passé, je le croirais. Toutefois, cela ne m’étonnerais pas non plus qu’il ait autre chose en tête. Il n’a pas l’air si bête après tout … Cependant on m’a aussi souvent dit de ne pas me fier aux apparences.

- Peu importe, finis-je par dire. Si tu as finis de me rabaisser tu peux dégager …

J’ai arrêté d’abattre mes poings frêle sur celui que je ne suis pas prêts d’arrêter d’éviter, mais par pour les mêmes raisons qu’avant aujourd’hui. D’un côté j’aimerais savoir s’il y a quelque chose qui le pousse à avoir un comportement si exécrable, mais de l’autre … Je m’en fiche. J’aimerais juste pouvoir être tranquille, pouvoir déverser ma peine sans que personne n’en soit témoin. Encore moins quelqu’un comme lui. Pleurer devant Niran pourrait se retourner contre moi. Non, je ne lui fais pas confiance, pourquoi le devrai-je ? Il m’a bien montré qu’il pouvait être vraiment méchant … Je lui tourne le dos, mais je ne m’éloigne pas comme tout à l’heure, j’espère juste qu’il ne sera plus là quand je me retournerai et que je n’aurais plus à entendre le son perfide de sa voix.

   
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MessageSujet: Re: Stop it !   Lun 2 Mar - 13:43




It’s a dejavu

Stop it, Play (Stop it, Stop it, Play)


L'entêtement du rookie le dessert. Je n'ai pas d'autres choix que de le pousser dans ses retranchements. Il m'est aisé d'observer les graduations se remplir à mesure que mes mots, mes gestes, se rajoutent. La pression continue d'augmenter de son côté. Sa résistance s'amenuise, il se relève. Je n'ai pas encore bougé à cet instant. Le jeune faon me repousse une première fois, se trahit. J'enfonce le clou à l'endroit le plus douloureux. Enfin une réaction plus virulente de sa part. Je commençais à me demander si c'était possible. Restant impassible, ses poings s'acharnent contre mon épaule, mon torse. Aucune douleur n'est ressenti. Me voilà improvisé sac de sable, défouloir. Les yeux plein de rage, de tristesse, il vocifère. A bout de souffle, il se tourne le dos. Quel moment électrique. Un savant mélange d'intenses ondes qui se percutent.

J'entends un bruit de pas. Avec rapidité, une vérification de l'heure à ma montre me fait comprendre que c'est déjà l'heure. Mes doigts saisissent son bras, je ne demande pas son avis, le traînant jusqu'à un coin de la pièce. Celui derrière la porte. Ici, peu importe qui ouvrira, il ne vous verra pas. Il y a assez de recul dans ce coin, détail plutôt pratique. Une vingtaine de centimètres me séparent du rookie. Mon index barre mes lèvres, intimant le silence. Quelques secondes après, quelqu'un cogne contre la porte et entre. Deux trainees. Ces filles ne me sont pas inconnues.

A : On dirait qu'il n'est pas là...
B : Je voulais voir Kiseok moi...
B : Tu es sure qu'il devait être là ?
A : Oui je suis sûre, c'est l'autre qui me l'a dit !!
B soupire : Qu'est-ce qu'on va faire ?
A glousse : Le chercher ! C'est notre chance ! Jin Hyun s'est barré, il faut aller le consoler. Surtout qu'il doit être en train de pleurer dans un coin, c'est la honte quand-même venant d'un mec. Enfin, ça va bien nous aider.
B ricane : Ouiiii, allons consoler Oppa ! Les mecs sont trop sensibles quand on les appelle ainsi.
A : Il a dit aimer les filles mignonnes et douces dans son interview, il va en avoir deux belles rien que pour lui. * rires *

Leur petit discours m'indiffère. Mes yeux arborent une expression plutôt douce et n'ont pas lâché ceux du jeune faon. La porte claque derrière deux beaux exemples de la perfidie des individus de sexe féminin. Leur réputation n'est plus à faire, je les ai souvent entendu manigancer, jeter leur dévolu sur un type en espérant tirer le gros lot et s'assurer un avenir. Il semble qu'elles ne s'estiment pas capable, ne se donnent pas la peine de travailler plus dur encore pour la réussite. Les ignorer est ce qu'elles méritent. Le retour au calme se trouve être le bienvenu. Il est temps que continuer ce que j'ai commencé.

« Il n'y aura pas toujours quelqu'un à tes côtés dans tes moments de détresse. Lorsque l'on devient un homme, c'est la première chose que l'on réalise. » Ton calme, presque doux.

Il n'est plus un enfant. Sa vie risque d'être compliquée à passer son temps à baisser la tête, courber le dos. Se laisser atteindre par tout et rien n'est pas la meilleure solution. Il est nécessaire d'être capable de différencier ce qui est important de ce qui ne l'est pas. Se renforcer. S'armer. Se préparer aux luttes futures. La transition entre l’adolescent et l'homme ne se fait pas sans heurt. Avoir des amis trop compréhensifs ne fait que conforter dans sa faiblesse. J'en ai quelques uns qui sont capables de me secouer si nécessaire.

« Tu connais mieux que quiconque tes qualités et tes défauts. Sois un peu plus sûr de toi et vois les choses d'une autre manière. Quelqu'un te laisse  tomber ? Tant pis pour lui, il ne sait pas ce qu'il perd. Tu trouveras un jour des personnes qui seront capables de t'apprécier tel que tu es. »

Les personnes de notre entourage vont et viennent. Chacune a ses priorités. Il arrive que certaines situations obligent à prendre des décisions. Pour notre bien. Pour celui des autres. Par peur. Par envie. Par raison. Il y en a tellement que c'est compliqué de comprendre. Il doit se faire à l'idée que personne ne restera jamais pour toujours avec une autre. Ce n'est en rien facile à admettre. Parfois, c'est plus dur que d'autres. La seule possibilité qu'il nous reste est de continuer à d'avancer sous peine de ne plus pouvoir être capable de se relever.

« T n'as rien d'un faible. Tu possèdes même une sacrée force de caractère, Ki Seok. Tu savais que tu n'avais aucune chance, pourtant tu m'as tenu tête, tu t'es battu. C'est dans cela que tu dois puiser lorsque l'adversité se présente. »

Sensibilité n'est pas synonyme de faiblesse. Il a montré qu'il peut ne pas se laisser abattre. Au départ, il donnait l'impression de vouloir se complaire dans sa tristesse. Le rookie n'a pas lâché, il a su trouver les ressources nécessaires. A lui de ne pas l'oublier.

« Je ne suis pas le genre d'homme qui vient enlacer ceux qui vont mal.  Toi, tu ne fais qu'attendre en espérant que quelqu'un le fasse. Tu es bien trop passif, il ne se passera jamais rien de cette manière. Mais si tu souhaites malgré tout avoir ces bras, agis. Viens les chercher. Je te laisserai épancher ta peine autant que tu le souhaites. »  

Au jeune faon de se décider. Je ne compte pas raconter ce passage, m'en servir contre lui.



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MessageSujet: Re: Stop it !   Mer 4 Mar - 10:30

Niran & Ki Seok
Stop it ! ♦



Niran ne cesse de me provoquer. J’en viens même à me dire que je le déteste d’agir ainsi. Je ne lui ai rien fait et surtout je ne lui ai jamais rien demandé. Depuis ce jour où je l’ai croisé torse-nu par mégarde à la salle de musculation, il s’est toujours amusé à m’embêter. Ce n’était pas méchant, bien que cela m’agaçais, mais ce qu’il fait aujourd’hui m’énerve encore plus. Puis il me pousse vraiment à bout. Je sais bien que je lui ferais pas mal, mais je commence tout de même à me défouler contre son torse et son épaule, tout en lui criant dessus. Avant de lui tourner le dos. J’ai dit que la violence n’arrange rien et pourtant je viens de l’utiliser. Je déteste cela, mais je me suis emporté. Cela m’arrive rarement, mais je suis humain et je ne peux certainement pas me vanter d’avoir un entier contrôle sur mes émotions. Des bruits de pas se font entendre et je n’ai pas le temps de réagir, Niran m’entraine dans un coin derrière la porte. Cette dernière s’ouvre et deux filles entre. Dans mon état actuel j’irais bien leur dire ce que je pense, mais je garde le silence. Cela n’arrangerait pas mon image …

Elles s’en vont enfin, mais si jamais je les recroise, elles vont se faire royalement ignorer. Si c’est tellement honteux pourquoi est-ce qu’elles s’intéressent à moi ? Si seulement elles savaient que jamais je ne m’intéresserais à elle. J’ai bien envie de leur dire pour qu’elles se taisent une bonne fois pour toute, mais si je veux continuer ma carrière je ne peux pas dire ouvertement que je suis gay. C’est pour cela que je ressors toujours le même mensonge en interview. Évidemment, je ne vais pas dire que ce sont les hommes musclés et virils qui m’attirent … Je décide d’oublier ces deux vipères et je reporte mon attention sur Niran. Son regard ne m’a pas quitté et c’est réciproque d’ailleurs. Ses yeux ont l’air plus doux que tout à l’heure. Il prend la parole d’un ton calme. Je n’ai plus cette impression qu’il essaie de me pousser à bout pour s’amuser. Ce qu’il dit est vrai et c’est un peu mon problème … Depuis que je suis arrivé en Corée à mes quatorze ans, j’ai ce constant besoin d’être entouré et soutenu. J’ai peur de me retrouver livré à moi-même et de ne pas m’en sortir. C’est plus fort que moi.

Je baisse les yeux, ne voulant pas admettre la véracité de ce qu’il dit. Ma confiance en moi est souvent un problème également … Pour finir le dernier point souligné par Niran. Si quelqu’un me laisse tant pis pour lui, certes, mais le truc c’est que je m’attache vite et sans doute trop …

- C’est plus facile à dire qu’à faire, me contentais-je de dire d’une petite voix. Je pensais vraiment que Jin Hyun faisait partie de ces personnes …

Niran prend à nouveau la parole, mon regard fixant toujours le sol, je l’écoute. Je commençais à désespérer qu’il dise quelque chose de gentil et non blessant. Bien que depuis l’interruption des deux trainees, il se soit montré plus doux.

- C’est de ta faute, tu m’as poussé à bout, déclarai-je avec un léger sourire.

Malgré moi, je commence à le trouver sympathique. Oui, je change rapidement d’avis … Depuis que Jin Hyun est parti, j’ai l’impression de réclamer l’attention de n’importe qui et bien que déteste me sentir aussi vulnérable, c’est plus fort que moi. Niran confit ne pas être du genre à venir consoler le premier venu, mais il sous-entend que si j’en ai vraiment envie, je peux venir chercher sa compassion. Il ne me repoussera pas … Enfin si j’ai bien compris ce qu’il voulait dire. Je suis hésitant et je ne sais pas si je dois suivre ses dires ou si je dois fuir.

- Je me sens pathétique et vulnérable d’avoir autant besoin de quelqu’un, je n’exagèrerais même pas en disant que n’importe qui ferait l’affaire …

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres et je lève les yeux quelques secondes vers lui. Il a beau avoir réussi à m’ouvrir les yeux sur certaines choses et bien que j’ai découvert un côté plus doux de sa personnalité, il m’intimide toujours. Finalement, je laisse tomber mes interrogations et je me fais une place de force dans ses bras. Je cède encore une fois à ce besoin d’avoir quelqu’un … Je pourrais  très bien aller voir Dong Sun pour cela, je sais que mon meilleur ami serait là pour moi, mais je n’ose pas … Le fait que je commence de plus en plus à penser quitter la Corée, m’empêche de le faire, car je ne sais pas encore comment lui dire. Pour le moment, Niran fera l’affaire …

Spoiler:
 

   
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